Stanislas

Stanislas

Auteur : Simon Liberati

Date de publication : 2025-02-26

Éditeur : Grasset

Nombre de pages : 224

Résumé du livre

En septembre 1965 sur les conseils d’un oncle mathĂ©maticien facĂ©tieux le jeune Simon Louis Liberati est inscrit comme externe en 11e bleue au collĂšge Stanislas. NumĂ©ro d’écrou : 103. Il y restera douze ans avant d’en ĂȘtre renvoyĂ©. Dans ce rĂ©cit en forme de confession, l’auteur de Performance revient sur ses « annĂ©es de bagne » dans une sociĂ©tĂ© française percutĂ©e par mai 68.
Tout commence par la destruction des bĂątiments du vieux collĂšge. Une grosse boule de fonte balancĂ©e au bout d’une chaine abattant les murs des internats poussiĂ©reux sous les yeux des petits garçons en tabliers gris. C’est l’un d’entre eux — le gentil Jean Brisset — cinquante ans plus tard, semi-clochard Ă  vĂ©lo atteint du syndrome de DiogĂšne, qui rĂ©veille les souvenirs de l’écrivain en lui envoyant par pli chez Grasset un curieux et fĂ©tichiste collage. La machine se met en marche : prĂ©cision cruelle du rĂ©cit, portraits d’une certaine France, de « l’étonnante hypocrisie de la bourgeoisie catholique et de ses suppĂŽts » laissant souvent la parole Ă  des documents tirĂ©s des archives de l’auteur. Le collĂšge y apparait — Ă  travers parfois les mots de ses Ă©ducateurs — sous un jour inattendu, permĂ©able Ă  la libĂ©ralisation des mƓurs et aux rĂ©formes scolaires, mĂȘme s’il reste quelques mĂ©dailles d’autrefois-Guynemer ou PĂ©tain dans les bureaux des abbĂ©s.
Fils unique d’un poĂšte surrĂ©aliste et d’une danseuse « sujet habillĂ© des Folies BergĂšres », l’élĂšve LibĂ©rati ne se sentit jamais trĂšs proche de ses condisciples de Stanislas, ni d’un personnel souvent mĂ©diocre ou pittoresque qui s’adressait Ă  lui et aux ombres qui l’entourait comme Ă  « l’élite de la nation ». Victime de harcĂšlement Ă  l’ñge de 15 ans, Liberati, que ses tourmenteurs surnommaient « Liboche », songea Ă  se pendre dans les toilettes. La seule Ă©chappĂ©e restant l’amour de ses parents qui « ne lui apprirent pas grand-chose de la vie parce qu’ils la connaissaient mal » et les amis de ceux-ci, personnages de Dickens ou de Nerval, dont Liberati laisse des croquis plein d’une nostalgie purement romantique.
Un troublant rĂ©cit d’apprentissage baignĂ© d’une lumiĂšre d’un autre monde.

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