Maintenant la finitude : Peut-on penser l'absolu ?
Auteur : Michel Bitbol
Date de publication : 2019-02-13T00:00:00+01:00
Ăditeur : Flammarion
Nombre de pages : 520
Résumé du livre
Depuis plusieurs annĂ©es, les «nouveaux rĂ©alismes» sont au cĆur dâun vif dĂ©bat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de lâune de leurs principales variĂ©tĂ©s, le «matĂ©rialisme spĂ©culatif» de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de AprĂšs la finitude). Il sâoppose Ă cette doctrine sur trois points. Loin dâĂȘtre un «étrange savoir» de philosophes ignorant les sciences, lâidĂ©e que les connaissances sont relatives au langage, Ă lâaction et Ă la situation â voire Ă ce que lâon vit Ă prĂ©sent â est la clĂ© pour comprendre les thĂ©ories physiques. Loin de valoir «indĂ©pendamment des chercheurs», les faits «ancestraux» dont aucun ĂȘtre humain nâa pu ĂȘtre le tĂ©moin (comme le Big Bang) nâacquiĂšrent leur sens que relativement Ă la recherche actuelle de leurs traces. Loin dâĂȘtre pensable, lâabsolu demeure dans lâangle mort du savoir rationnel. Lâabsolu nâa dâailleurs pas besoin dâĂȘtre pensĂ© pour ĂȘtre envisagĂ© ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir Ă lâinstant la souveraine contingence de ce quâil y a. En voulant rĂ©futer le constat kantien de la finitude humaine, le matĂ©rialisme spĂ©culatif dĂ©bouche ainsi, contre son grĂ©, sur une finitude plus extrĂȘme encore : celle de lâexpĂ©rience prĂ©sente singuliĂšre. Par sa critique Ă©pistĂ©mologique, Michel Bitbol rĂ©tablit la rĂ©flexion philosophique contemporaine sur des bases sĂ»res. Il montre que nulle spĂ©culation, mĂ©taphysique ou post-mĂ©taphysique, ne peut prĂ©tendre Ă la connaissance. Et il confie lâabsolu Ă lâouverture contemplative.