Apport des rétinoïdes dans le traitement par greffe de membrane amniotique humaine des brûlures cornéennes par base
Auteur : Nicolas Bonnin
Date de publication : 2011
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 174
Résumé du livre
L'objectif principal de cette étude est de mettre en évidence l'apport des rétinoïdes lors du traitement des brûlures oculaires par base par greffe de membrane amniotique humaine (GMAH) chez la souris. 60 yeux de souris mâles CD1, réparties en 10 groupes ont reçu un traitement par rétinol et/ou GMAH préparée selon 4 conditions différentes : non cultivée, cultivée 24 heures, cultivée 24 heures dans un milieu enrichi en acide tout-trans rétinoïque (ATRA) à 10-6 mol/L solubilisé dans du diméthylsulfoxyde (DMSO) à 100 mol/L et cultivée 24 heures dans un milieu contenant du diméthylsulfoxyde (DMSO) à 100 mol/L. L'efficacité du traitement de la MAH par l'ATRA a été confirmée par la quantification de RARβ. L'analyse anatomique a permis d'évaluer la réépithélialisation, l'analyse histopathologique, la profondeur des ulcères et l'infiltrat inflammatoire et l'analyse immunohistochimique l'expression de la MMP 9 et du VEGF. L'analyse statistique a permis de mettre en évidence pour la surface des ulcères : l'absence de différence significative suite à l'adjonction de rétinol collyre quel que soit le groupe considéré ; une différence significative pour les groupes MAH cultivée 24 heures et MAH cultivée 24 heures avec ATRA par rapport au groupe non traité ; l'absence de différence significative pour le groupe MAH cultivée 24 heures avec du DMSO par rapport au groupe non traité. Pour la profondeur des ulcères, il existe une différence significative pour les groupes MAH cultivée 24 heures et MAH cultivée 24 heures avec ATRA par rapport au groupe non traité. Pour l'infiltrat inflammatoire, aucune différence statistique n'a été retrouvée. En immunohistochimie, les protéines MMP 9 et VEGF sont moins expimées dans les groupes traités par MAH cultivée 24 heures avec ATRA par rapport aux autres groupes. L'absence d'amélioration par le rétinol est cohérente car cette molécule très hydrophobe passe peu au travers de la MAH. L'effet positif de la MAH cultivée démontre son effet biologique plus que mécanique. Le DMSO semble pénaliser l'effet de l'ATRA, ce qui va conduire à la recherche d'un nouveau véhicule des rétinoïdes, non toxique, pour une future application clinique. L'induction de la MAH par l'ATRA semble par ailleurs avoir un effet bénéfique sur la profondeur de l'ulcère, l'expression de la MMP 9 et du VEGF mais pas sur l'infiltrat inflammatoire. Notre étude montre un effet bénéfique de l'induction de la MAH par l'ATRA sur la profondeur de la cicatrisation des ulcères cornéens après brûlure chimique. L'effet bénéfique de l'induction de la MAH par l'ATRA sur l'expression de la MMP 9 et du VEGF laisse présager une meilleure transparence cornéenne et donc une meilleure acuité visuelle finale. En terme de surface de réépithélialisation, il n'y a pas de différence significative retrouvée mais l'effet négatif du DMSO suggère fortement que la recherche de nouveaux vecteurs moins toxique est une voie prometteuse.