Mal faire, dire vrai

Mal faire, dire vrai

Auteur : Michel Foucault, Fabienne Brion, Bernard E. Harcourt

Date de publication : 2012-07-15

Éditeur : Presses univ. de Louvain

Nombre de pages : 367

Résumé du livre

Aux mois d'avril et de mai 1981, Michel Foucault prononce un cours qu'il intitule Mal faire, dire vrai. Fonction de l'aveu en justice. Il y poursuit l'élaboration de la notion de gouvernement par la vérité, introduite en janvier 1979 dans La naissance de la biopolitique puis reprise en janvier 1980 dans Le gouvernement des vivants pour donner un contenu positif et différencié à la notion de savoir-pouvoir et opérer par rapport à celle d'idéologie dominante un second déplacement.

Le cours est la trace d'un engagement militant : le fruit de l'alliance nouĂ©e avec des juristes radicaux, sous l'Ă©gide de l'École de criminologie de l'UniversitĂ© catholique de Louvain, Ă  l'occasion d'un projet de rĂ©vision du code pĂ©nal en vigueur en Belgique. AdressĂ© Ă  un public de juristes et de criminologues, il replace l'analyse du dĂ©veloppement de l’aveu pĂ©nal dans l’histoire plus gĂ©nĂ©rale des technologies du sujet et examine diverses techniques par lesquelles l’individu est amenĂ©, soit par lui-mĂȘme, soit avec l’aide ou sous la direction d’un autre, Ă  se transformer et Ă  modifier son rapport Ă  soi. D’entrĂ©e de jeu, Michel Foucault annonce que le problĂšme qui l’occupe a deux aspects. Politique : « savoir comment l’individu se trouve liĂ©, et accepte de se lier au pouvoir qui s’exerce sur lui ». Philosophique : « savoir comment les sujets sont effectivement liĂ©s dans et par les formes de vĂ©ridiction oĂč ils s’engagent ».

Ainsi conçues, les leçons peuvent se lire comme une suite donnĂ©e Ă  Surveiller et punir ou comme une premiĂšre esquisse de l’analyse de la parrĂȘsia et des formes alĂȘthurgiques dĂ©veloppĂ©e dans Le courage de la vĂ©ritĂ©. Avec le sujet avouant, ce n’est pas seulement le thĂšme du dire vrai qui est introduit. Parce que les formes de vĂ©ridiction ont partie liĂ©e avec l’assujettissement et la dĂ©prise de soi, c’est aussi la question de ce qui s’en dĂ©duit pour la philosophie critique – qu’en l’occurrence, Michel Foucault met en Ɠuvre, Ă  la croisĂ©e de l’activitĂ© pratique et de l’activitĂ© thĂ©orique, de la politique et de l’éthique.

« On parle souvent de la rĂ©cente domination de la science ou de l’uniformisation technique du monde moderne. Disons que c’est lĂ  la question du "positivisme", au sens comtien du terme, et peut-ĂȘtre vaudrait-il mieux associer Ă  ce thĂšme le nom de Saint-Simon. Je voudrais Ă©voquer, pour y loger les analyses que je vous propose, un contre-positivisme qui n’est pas le contraire du positivisme, plutĂŽt son contrepoint. Il se caractĂ©riserait par l’ Ă©tonnement devant la trĂšs ancienne multiplication et prolifĂ©ration du dire vrai, la dispersion des rĂ©gimes de vĂ©ridiction dans des sociĂ©tĂ©s comme les nĂŽtres. »

Cet ouvrage, coĂ©ditĂ© par les Presses universitaires de Louvain et University of Chicago Press, est le fruit d’une collaboration entre l’École de criminologie de l’UniversitĂ© catholique de Louvain et University of Chicago.

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