Saisir l'impasse du symptôme

Saisir l'impasse du symptôme

Auteur : Myriam Thibault

Date de publication : 2021

Éditeur : McGill University Libraries

Nombre de pages : Non disponible

Résumé du livre

"Ce mémoire est divisé en deux sections, un volet recherche et un volet création.Le volet recherche propose une analyse poétique du roman Les mots pour le dire de Marie Cardinal, qui raconte la psychanalyse d'une femme souffrant de graves ménorragies. La question posée par ce travail de recherche concerne la difficulté d'écrire le corps féminin. Comme la psychanalyse et les études de genre l'ont mis en lumière, le corps, à plus forte raison lorsqu'il est marqué par le genre féminin, comporte une part d'innommable, relative au nouage complexe qu'il entretient avec le langage. À travers certains procédés poétiques, Marie Cardinal arrive tout de même à dire les ravages de ce qu'elle appelle la " chose ". Elle emploie d'abord la métaphore pour désigner cette chose innommable de biais, reliant symboliquement les marqueurs sociaux de la féminité à la mort. Ces figures, pointant vers l'origine des ménorragies (à savoir l'aveu des tentatives d'avortement de la mère), agissent comme symptôme textuel du corps féminin en souffrance. L'accumulation témoigne quant à elle du modus operandi de la " chose " envahissante, tout en rendant compte de l'impossibilité d'en quantifier l'expérience. Par ce qu'elle fait à la phrase, l'accumulation en vient à trahir le corps dans le rythme, dimension corporelle de la poétique selon Henri Meschonnic. L'œuvre de Cardinal témoigne finalement de la possibilité de saisir " l'impasse " du nouage entre corps et langage à travers l'expérience poétique.Le volet création, intitulé L'embouchure, est un récit d'autofiction composé en fragments. Il raconte une enquête psychanalytique, mise en branle à partir de rêves récurrents sur le fleuve Saint-Laurent. Dans ces rêves de débordement et de dévoration, le fleuve devient une menace pour la narratrice. Celle-ci remonte à la source de cette insistance production onirique, exilée dans le chalet familial qui fait face au " vrai " fleuve. Entre souvenirs, récits de rêves et séances de psychanalyse, elle retrace sa rencontre avec Mira, la femme dont elle est amoureuse. Dans son rapport avec Mira, la relation à la mère se trouve impliquée comme en creux - mère-ravage, dont la narratrice devra se détacher après un séjour chez elle en Bretagne. L'expérience analytique et avec elle, l'écriture, donneront à la narratrice la contenance nécessaire à la survie dans les courants du désir. Le lien entre les deux parties de ce mémoire se situe dans les ravages de la relation mère-fille, que la psychanalyse et l'écriture peuvent parvenir à dénouer"--

Connexion / Inscription

Saisissez votre e-mail pour vous connecter ou créer un compte

Connexion

Inscription

Mot de passe oublié ?

Nous allons vous envoyer un message pour vous permettre de vous connecter.