Le dépistage des malformations cardiaques dans la population à bas risque
Auteur : Barbara Laurent-Gasselin
Date de publication : 2002
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 132
Résumé du livre
La majorité des cardiopathies (70 %) se révèle chez des foetus sans facteur de risque, nécessitant un examen échocardiographique de masse minutieux. L'écho cardiographie de première intention habituellement réalisée entre 22 et 24 semaines d'aménorrhée doit comporter l'étude des 4 cavités mais aussi l'analyse des connexions ventriculo-artérielles. Cet examen complet doit être répété à 32 semaines d'aménorrhée en raison de l'évolutivité de certaines malformations. L'étude réalisée au Belvédère montre que la sensibilité de dépistage des cardiopathies congénitales est de 32 % lorsque l'on se limite aux 4 cavités, s'élève à 61 % lorsque l'on réalise un examen échocardiographique complet de 1981 à 1998 et à 84,5 % les six dernières années, grâce à l'entraînement et à la formation régulière des échographistes de premier niveau. Les malformations intracavitaires sont les plus fréquemment détectées, le dépistage des anomalies conotroncales s'améliore même si les tétralogies de Fallot restent de diagnostic difficile. Les anomalies de la crosse de l'aorte sont également difficilement appréciables en prénatal. Dans notre étude de 1981 à 1998,1e terme moyen du dépistage reste tardif à 27 semaines d'aménorrhée, devenant plus précoce actuellement avant 20 semaines d'aménorrhée grâce à la mesure de la clarté nucale. La recherche systématique d'un syndrome polymalformatif et l'analyse chromosomique sont indispensables pour préciser le pronostic. L'échocardiographie prénatale permet de déterminer les malformations cardiaques de mauvais pronostic aboutissant, si les parents le souhaitent, à une interruption médicale de grossesse; et celles de bon pronostic entraînant une prise en charge adaptée en période néonatale.