Tout est relatif

Tout est relatif

Auteur : Jean-Pierre Petit (Dr ès sc.)

Date de publication : 2016

Éditeur : Savoir sans Frontières

Nombre de pages : 63

Résumé du livre

Anselme et Sophie visitent le Cosmic Park, tenu par un certain "Monsieur Albert". Anselme fait un tour sur le manège et prétend que le propriétaire lui a volé une seconde de distraction. Faux, lui rétorque, monsieur Albert, le temps, c'est comme les brosses à dents, c'est strictement personnel. Votre temps n'était pas le mien, c'est tout. Anselme est perplexe. Sophie lui explique quelques généralités sur l'espace-temps. Puis Monsieur Albert les emmène faire un tour en sous-marin. Un véhicule étrange, où le temps se mesure avec une horloge hydraulique. Un réservoir débite du "chronol" à l'extérieur du sous-marin et la mesure effectuée à l'aide du débitmètre de bord indique le temps écoulé, le temps du bord. Mais plus le sous-marin va vite et plus il croise profond, à cause du calage de ses barres de plongée, donc moins le temps s'écoule, puisque la pression extérieure, qui s'accroît, diminue le débit de chronol. Pourtant la vitesse est constante. La raison : le Cosmic Park est une goutte liquide, sphérique, une "planète relativité". Plus on va vite, moins le temps s'écoule, mais plus la distance à parcourir est faible. Ainsi la vitesse, qu'elle soit mesurée à bord du sous-marin ou par un observateur resté en surface, qui voit le sous-marin s'enfoncer puis réemerger, est la même.Et quand on atteint la vitesse de la lumière ? Simple, on est au centre du système. La pression extérieure égale alors exactement celle du réservoir de chronol et le temps ne s'écoule plus. On parcourt alors une distance... nulle.Pourquoi ne peut-on pas aller plus vite que la vitesse de la lumière ? Parce qu'on ne peut pas descendre plus profond qu'au centre d'une sphère. Ce modèle, pertinent, illustre le faite que la limitation des vitesse à c est de nature purement géométrique. Anselme cherche à approcher le cœur du Cosmic Park. Il se tient, avec un scaphandre autonome, sur le pont du sous-marin et presse Monsieur Albert de forcer les feux, d'accélérer, en vain. Au centre vivent les photons, "dont l'acte de décès est collé au verso de leur extrait de naissance" (dans leur "temps propre") . Quand Anselme et ses compagnons refont surface, tout est en ruine, parce que tout a vieilli pendant leur absence. Et Anselme conclut : On dit que partir, c'est mourir un peu. En fait, c'est l'inverse..[http://lanturluland.free.fr]

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