Le mythe Hergé
Auteur : Maxime Benoît-Jeannin
Date de publication : 2001
Éditeur : Golias
Nombre de pages : 95
Résumé du livre
Un phénomène d'édition comme Tintin n'épargne personne. Qu'en reste-t-il ? Suffisamment pour raviver le souvenir de Hergé et de son époque la plus controversée durant l'occupation nazie. On invoque alors le caractère " spongieux " du dessinateur. Il absorbait, n'est-ce pas, ce qui constituait " l'air du temps ". Ce faisant, on évacue sa formation et son entourage d'avant- guerre, et on feint d'oublier que la majorité de la population belge francophone et une large fraction flamande étaient hostiles au nazisme et à ses variantes autochtones. Bref, peut-on admettre aujourd'hui que l'antisémitisme et la Collaboration, même sous forme atténuée, à savoir la publication de bandes dessinées divertissantes dans des journaux belges nazifiés, doivent être absous parce que leur auteur au fil du temps, a acquis une réputation mondiale et à vendu cent cinquante millions d'albums, que la poste française a édité en l'an 2000 une série de timbres célébrant Tintin et ses acolytes. Maxime Benoît-Jeannin ne le croit pas. Il le croit d'autant moins que le dessinateur, par l'ampleur de sa réussite dans un domaine présumé innocent, donc par l'attraction que ses histoires ont exercé sur la jeunesse catholique et généralement bien-pensante, des années 30 à celles de l'après-guerre, constitue un phénomène déroutant et complexe. Maxime Benoît-Jeannin est donc aller y voir de plus près. Son livre volontiers polémique et merveilleusement écrit arrache le masque du père de Tintin une fois pour toutes.