Infection à Mycoplasma pneumoniae et syndrome de Stevens-Johnson
Auteur : Claire Chartier
Date de publication : 2006
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 176
Résumé du livre
Les infections respiratoires aiguës sont des infections fréquentes responsables en 1990 d'une mortalité d'environ 27 pour 100 000 personnes, en majorité secondairement à une pneumonie. Les infections respiratoires basses représentent un peu plus du quart de la consommation d'antibiotiques. Pourtant l'étiologie des pneumonies -obtenue souvent à posteriori- est établie dans moins de la moitié des cas et l'antibiothérapie prescrite est donc probabiliste. Mycoplasma pneumoniae est la deuxième cause de pneumonie après Streptococcus pneumoniae. Les manifestations extra-pulmonaires notamment cutanéomuqueuses formant un tableau plus ou moins complet de Stevens-Johnson permettent dans un grand nombre de cas de rattacher l'étiologie de la pneumopathie à Mycoplasma pneumoniae. L'association entre la pneumopathie à Mycoplasma pneumoniae et le syndrome de Stevens-Johnson est un fait bien établi et leurs mécanismes physiopathologiques semblent proches. L'intérêt de la connaissance de cette manifestation pour la rattacher à Mycoplasma pneumoniae est la gravité potentielle de cette atteinte -du fait de la morbi-mortalité et du risque de séquelles- qui nécessite une prise en charge active et précoce La recherche d'une infection pulmonaire à Mycoplasma pneumoniae devant des lésions cutanéomuqueuses évocatrices d'un syndrome de Stevens-Johnson doit donc être systématique, même si la cause la plus fréquente est médicamenteuse. L'étude et l'analyse à posteriori des données cliniques et paracliniques issues de quatre cas de pneumopathies à Mycoplasma pneumoniae documentées, associées à un syndrome de Stevens-Johnson et survenus à l'hôpital de Villeneuve Saint Georges entre 1998 et 2005 montrent l'importance des symptômes cutanéomuqueux dans le diagnostic de pneumopathie à Mycoplasma pneumoniae