Le diable de Saint-Hyacinthe
Auteur : Frank Guttman
Date de publication : 2013-04-11T00:00:00-04:00
Ăditeur : Ăditions Hurtubise
Nombre de pages : 519
Résumé du livre
Dans Le Diable de Saint-Hyacinthe, le biographe Frank Myron Guttman trace le portrait de TĂ©lesphore-Damien Bouchard (1881-1962), une personnalitĂ© politique quĂ©bĂ©coise injustement oubliĂ©e, un homme aux idĂ©es en avance sur son Ă©poque. AnticlĂ©rical en un temps oĂč le clergĂ© dominait, Bouchard a tentĂ© de minimiser au QuĂ©bec le rĂŽle occupĂ© par lâĂglise catholique dans les domaines de la politique, des services sociaux et de lâĂ©ducation tout au long dâune carriĂšre qui sâest Ă©tendue sur prĂšs dâun demi-siĂšcle. PrĂ©curseur et agent de changement, il a travaillĂ© Ă la rĂ©forme de lâĂ©ducation, Ă lâaccessibilitĂ© des femmes au vote et Ă la lĂ©gislation des droits des travailleurs. Ălu Ă lâAssemblĂ©e lĂ©gislative du QuĂ©bec en 1912 pour la ville de Saint-Hyacinthe, il fut maire de cette ville pendant un quart de siĂšcle. Leader Ă la Chambre du Parti libĂ©ral de 1936 Ă 1939, son intĂ©gritĂ© et sa droiture lui valurent la hargne de ses propres collĂšgues lorsquâil fut ministre des Travaux publics de 1939 Ă 1944. Membre le plus influent du cabinet ministĂ©riel dâAdĂ©lard Godbout, il termina sa carriĂšre publique en Ă©tant le tout premier prĂ©sident dâHydro-QuĂ©bec en 1944 et sĂ©nateur Ă Ottawa. DĂšs 1906, Bouchard avait compris lâimportance de dĂ©velopper des infrastructures Ă©lectriques qui permettraient de fournir Ă un prix raisonnable lâĂ©lectricitĂ© aux citoyens et Ă lâindustrie. Ses conceptions visionnaires ont insufflĂ© un Ă©lan Ă la crĂ©ation de lois qui ont menĂ© Ă la nationalisation des services publics. Cet ouvrage bien documentĂ© rend hommage aux rĂ©alisations dâun homme qui a consacrĂ© sa vie Ă lâamĂ©lioration de la condition de la classe moyenne quĂ©bĂ©coise, tant au niveau de lâinstruction que des acquis sociaux. Le portrait brillant dâun homme politique inspirant en cette pĂ©riode oĂč corruption et trafics dâinfluence nâen finissent plus de faire les grands titres de lâactualitĂ©.