Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumul
Auteur : Chantal Desmarais
Date de publication : 2007
Éditeur : Université Laval
Nombre de pages : Non disponible
Résumé du livre
OBJECTIFS : À deux ans, 15 % des enfants présentent un retard de vocabulaire expressif dans le contexte d'un développement global harmonieux. Chez certains de ces enfants, on observe aussi un retard sur le plan du développement socio-affectif et des attributs défavorables à la stimulation parentale. De plus, la moitié de ces enfants auront un trouble langagier persistant. Une recension des écrits soulignant l'importance de se pencher sur l'hétérogénéité développementale observée chez ces enfants ainsi que sur une explication multifactorielle du développement de l'enfant sous-tend les principaux objectifs de cette recherche. Le premier vise à identifier des sous-groupes chez ces enfants et à décrire les habiletés langagières propres à chacun tandis que le deuxième constitue une analyse de facteurs personnels et sociofamiliaux associés à deux profils de retard langagier. MÉTHODES : Soixante-huit enfants de 18 à 35 mois ayant un retard langagier participent à l'étude. Une variété d'instruments permet de mesurer les habiletés langagières de ces enfants ainsi que des caractéristiques relatives aux enfants, aux parents, à la relation parent-enfant et à des aspects sociofamiliaux. RÉSULTATS: L'analyse de « clusters » utilisant les variables de compréhension et d'expression permet d'identifier trois sous-groupes d'enfants situés sur un continuum de sévérité puis des variables langagières supplémentaires servent à les caractériser. Dans un deuxième volet, les enfants ayant uniquement un retard de vocabulaire expressif (n = 52) sont comparés à ceux qui ont un retard de langage plus large (n = 16). Les résultats indiquent une forte association entre la performance langagière et le développement cognitif. De plus, le cumul de facteurs de risque est associé à l'appartenance au groupe présentant un retard de langage qui va au-delà du retard de vocabulaire expressif. CONCLUSION: Les résultats confirment l'importance de tenir compte d'habiletés langagières qui vont au-delà du retard de vocabulaire à deux ans et permettent d'identifier des sous-groupes au sein de cette population. L'association entre un retard de langage et un cumul de facteurs de risque suggère une intervention qui, en plus des aspects langagiers, doit cibler les caractéristiques familiales et environnementales de ces enfants.