Le repos des guerriers

Le repos des guerriers

Auteur : Jean-Marc Binot

Date de publication : 2014-03-12

Éditeur : Fayard

Nombre de pages : 320

Résumé du livre

La France va cĂ©lĂ©brer en 2014 le 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Indochine (1946-1954). Un des aspects les moins connus de ce conflit est la crĂ©ation, Ă  grande Ă©chelle, de BMC – bordels militaires de campagne. Le concept n’est pas nouveau mais il est institutionnalisĂ© en Indochine Ă  la demande du haut-commandement. Des dizaines de lupanars fleurissent au Tonkin, en Annam et en Cochinchine, alors que la loi dite Marthe Richard prohibe, au mĂȘme moment, les "maisons de tolĂ©rance" en mĂ©tropole. Les raisons invoquĂ©es par l’armĂ©e sont multiples. D’abord endiguer les maladies vĂ©nĂ©riennes. La multiplicitĂ© des partenaires et le recours aux prostituĂ©es "civiles" envoient trĂšs rapidement une partie du corps expĂ©ditionnaire Ă  l’infirmerie (70 000 chancres mous, 104 000 syphilis, et plus de 173 000 blennorragies : autant de soldats qui manquent cruellement sur le terrain...). Mais le commandement avance Ă©galement la protection des populations civiles contre les viols, la confidentialitĂ© des opĂ©rations (le BMC est censĂ© lutter contre l’espionnage sur l’oreiller) – sans oublier le moral des troupes ! RĂ©digĂ© Ă  partir d’archives inĂ©dites et de tĂ©moignages de vĂ©tĂ©rans, le livre montre que le fonctionnement au quotidien de la maison close militaire est codifiĂ© dans le moindre dĂ©tail (horaires, tarifs, etc). Les prĂ©jugĂ©s et la hiĂ©rarchie n’y perdent pas leurs droits et la sĂ©grĂ©gation y est omniprĂ©sente. L’ouvrage souligne enfin l’efficacitĂ© toute relative de ce "remĂšde" contre la prolifĂ©ration des gonocoques. Au printemps 1953, l’état-major Ă  HanoĂŻ signale une "recrudescence alarmante des cas de contamination"...

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