Pharmacocinétique de l'apomorphine chez des patients parkinsoniens
Auteur : Pascale Richard (auteure en pharmacie).)
Date de publication : 1991
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 238
Résumé du livre
L'apomorphine, agoniste dopaminergique, a été administrée chez des patients parkinsoniens dans le but de traiter l'effet on-off invalidant, secondaire à une dopathérapie. Une amélioration nette de l'état moteur a été obtenue avec l'administration par perfusion continue sous-cutanée d'apomorphine alors que les injections aigües n'ont qu'un rôle bénéfique à court terme. Pour expliquer ces résultats cliniques, nous avons donc étudié la pharmacocinétique de l'apomorphine chez 19 patients, en suivant : soit une injection intra-veineuse, soit une injection sous-cutanée dans la paroi abdominale et dans la cuisse à des doses variées, soit un arrêt de perfusion continue. Les taux plasmatiques d'apomorphine sont mesurés par chromatographie liquide haute performance avec détection électrochimique. Six importantes conclusions ressortent de cette étude : ● parfaite corrélation entre les données pharmacocinétiques et la réponse clinique à savoir rapidité d'action et brève durée des effets de l'apomorphine ; ● grande variabilité inter-individuelle ; ● complète absorption de l'apomorphine à partir du tissu sous-cutané ; ● tendance à une meilleure absorption à partir de la paroi abdominale que de la cuisse ; ● bonne linéarité de la pharmacocinétique de l'apomorphine ● intérêt de la perfusion sous-cutanée continue par prolongation du temps de demi-vie plasmatique. Au sortir de ce travail, l'apomorphine apparaît "le médicament de l'avenir" dans le traitement de la maladie de Parkinson. En effet, outre ses nombreuses qualités comme son excellente et durable efficacité et sa bonne tolérance, l'apomorphine est à l'origine de nouvelles voies de recherche dans l'amélioration du traitement. On étudie actuellement la possibilité d'une pompe implantable ainsi que l'administration par voie transcutanée. Ces projets ont une issue fort prometteuse et ceci dans un avenir très proche. Il convient donc de rendre un juste hommage à l'apomorphine et d'espérer en son développement.