Le Voleur

Le Voleur

Auteur : Georges Darien

Date de publication : 2016-05-27

Éditeur : UPblisher

Nombre de pages : 476

Résumé du livre

Rendez-vous au pays des voleurs....

PubliĂ© en 1897, Le Voleur n’est pas un roman traditionnel. RĂ©cit dĂ©cousu, histoire morcelĂ©e en d’innombrables Ă©pisodes abracadabrants provoquĂ©s par le hasard ou les rencontres, le roman se fait parfois rĂ©quisitoire impitoyable contre la sociĂ©tĂ© de son Ă©poque. QualifiĂ© par AndrĂ© Breton de « plus rigoureux assaut contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lĂąchetĂ© », rangĂ© par Alfred Jarry parmi les rares livres Ă©lus de la bibliothĂšque du Docteur Faustroll, Le Voleur est avant tout un rĂ©cit jubilatoire, haletant et truculent, Ă©crit par un grand Ă©crivain encore Ă©trangement mĂ©connu. Trop irrĂ©vĂ©rencieux ?

Un voyageur trouve une sorte de journal manuscrit dans une chambre d’hĂŽtel. Commence alors l’étrange confession de Georges Randal, jeune homme de bonne famille promis Ă  l’existence honnĂȘte d’un bourgeois bien pourvu. S’il n’a pas de vĂ©ritable histoire, notre hĂ©ros a en revanche un oncle, « brute trafiquante Ă  l’égoĂŻsme civilisĂ© », qui le dĂ©pouille de son hĂ©ritage. C’est ce qui dĂ©cidera notre hĂ©ros Ă  devenir voleur, pour ne pas ĂȘtre complice de tous les « voleurs lĂ©gaux » qui sont lĂ©gion dans cette sociĂ©tĂ© de la fin du XIXe siĂšcle oĂč se cĂŽtoient anarchisme, nihilisme, dĂ©cadentisme ou encore dandysme baudelairien...

À la rĂ©vĂ©lation de cette « obligation morale » du vol s’ajoute celle de l’amour, d’abord reprĂ©sentĂ© par Charlotte, qui, rĂ©voltĂ©e comme lui, refusera pourtant de le suivre. Il ne sera pas seul longtemps : vite repĂ©rĂ© par le mystĂ©rieux AbbĂ© Lamargelle, il sera introduit dans la confrĂ©rie des voleurs. S’ensuivront moultes aventures, parsemĂ©es de femmes, de bourgeois flouĂ©s et de comparses haut en couleur, au cours desquelles Randal fait l’apprentissage d’une vie d’homme libĂ©rĂ© des servitudes et des lĂąchetĂ©s bourgeoises. Sa solitude finale sera plus la rançon de sa libertĂ© que l’échec de sa tentative.

Un roman d’aventures hautes en couleur à ne pas manquer !

EXTRAIT

Mes parents ne peuvent plus faire autrement.

Tout le monde le leur dit. On les y pousse de tous les cÎtés. Mme Dubourg a laissé entendre à ma mÚre qu'il était grand temps ; et ma tante Augustine, en termes voilés, a mis mon pÚre au pied du mur.

— Comment ! des gens Ă  leur aise, dans une situation commerciale superbe, avec une santĂ© florissante, vivre seuls ? Ne pas avoir d'enfant ? De gueux, de gens qui vivent comme l'oiseau sur la branche, sans lendemains assurĂ©s, on comprend ça. Mais, sapristi ! ... Et la fortune amassĂ©e, oĂč ira-t-elle ? Et les bons exemples Ă  lĂ©guer, le fruit de l'expĂ©rience Ă  dĂ©poser en mains sĂ»res ? ... Voyons, voyons, il vous, faut un enfant — au moins un. — RĂ©flĂ©chissez-y.
Le mĂ©decin s'en mĂȘle :
— Mais, oui ; vous ĂȘtes encore assez jeune ; pourtant, il serait peut-ĂȘtre imprudent d'attendre davantage.
Le curé aussi :
— Un des premiers prĂ©ceptes donnĂ©s Ă  l'homme...
Que voulez-vous répondre à ça ?
— Oui, oui, il vous faut un enfant.
Eh ! bien, puisque tout le monde le veut, c'est bon : ils en auront un.
Ils l'ont.

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