ƒtudes sur la flore du SŽnŽgal

ƒtudes sur la flore du SŽnŽgal

Auteur : Joseph Vallot

Date de publication : Non disponible

Éditeur : Library of Alexandria

Nombre de pages : 93

Résumé du livre

Depuis quelques annŽes, lÕattention sÕest vivement tournŽe du c™tŽ du SŽnŽgal. La France a rŽsolu de porter la civilisation jusquÕau cÏur de lÕAfrique, dÕouvrir au commerce les parties fertiles du Soudan et dÕy construire des chemins de fer pour en rapporter les productions. Gr‰ce aux efforts de nos voyageurs et de nos officiers, nous nous avanons rapidement dans lÕintŽrieur. DŽjˆ le drapeau franais flotte sur le fort de Kita, ˆ 1200 kilomtres de la c™te et seulement ˆ 150 kilomtres du Niger. Le capitaine Gallieni a obtenu du sultan de SŽgou quÕil consent”t ˆ mettre sous notre protectorat toute la vallŽe du haut Niger, depuis sa source jusquՈ TimbouctouÊ; dans quelques annŽes, nous pourrons pŽnŽtrer dans cette ville cŽlbre, et une voie ferrŽe nous rapportera les produits du centre de lÕAfrique.

DÕun autre c™tŽ, M. Olivier de Sanderval et M. le Dr Bayol nous ont mis en relation avec Fouta-Djallon, et lÕon peut espŽrer que nous pourrons bient™t fonder des Žtablissements sur les plateaux ŽlevŽs de cette rŽgion montagneuse, dont le climat, sain et relativement frais, forme un heureux constraste avec les plaines enfiŽvrŽes de la c™te et des rives du SŽnŽgal.

Si lÕon jette les yeux sur la carte annexŽe ˆ ces Žtudes, on verra que, au point de vue botanique, nous ne connaissons encore que les c™tes et les bords du SŽnŽgal. Le haut fleuve, dont nous ne possŽdons pas 200 plantes, en rŽunissant toutes les collections qui ont ŽtŽ rapportŽes, peut tre considŽrŽ comme ˆ peu prs inconnu. Cependant, si lÕon en juge par les petites collections de M. Carrey et du commandant Derrien, il est a supposer que la vŽgŽtation est ˆ peu prs la mme sur tout le parcours du fleuve, ce qui ne peut Žtonner, lorsquÕon sait que Kita, le point le plus ŽloignŽ que nous connaissions, nÕest quՈ 345 mtres dÕaltitude.

Pour la partie montagneuse, tout est ˆ faire, car nous ne possŽdons pas une seule plante de cette rŽgion. Il ne faudrait pas croire, cependant, que lÕexploration de cette partie du SŽnŽgal nÕait tentŽ aucun voyageurÊ; il suffit de citer les noms de MM. Olivier de Sanderval, Gaboriau, le Dr Bayol, pour rappeler les plus rŽcentes explorations du Fouta-Djallon. Malheureusement beaucoup de voyageurs ne souponnent pas la facilitŽ avec laquelle on fait les collections botaniques, et ne se doutent pas de lÕimportance que peut avoir un simple paquet dÕune centaine de plantes recueillies en pays compltement inconnu. Si M. Olivier de Sanderval, qui a ŽtŽ retenu deux mois ˆ Timbo dans une inaction forcŽe, avait pu se douter des richesses que pouvaient nous procurer deux ou trois journŽes dÕherborisation, il se serait certainement mis ˆ lÕÏuvre.

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