Heurs et malheurs du portrait dans la France du XVIIe siècle

Heurs et malheurs du portrait dans la France du XVIIe siècle

Auteur : Thomas Kirchner

Date de publication : 2022-10-13

Éditeur : Éditions de la Maison des sciences de l’homme

Nombre de pages : 218

Résumé du livre

Le portrait est sans conteste le genre artistique le plus fécond du début des Temps modernes. Dans la France du XVIIe siècle, qui se distingue par une mobilité sociale inconnue jusqu’alors, le portrait permet précisément d’appuyer la revendication d’un nouveau statut social ou d’assurer un rang acquis, mais désormais remis en question. Le portrait se fait également l’écho de la discussion capitale concernant le rapport entre le corps et l’âme. Pourtant, les sources écrites parvenues jusqu’à nous, qui s’intéressent au portrait, sont étonnamment parcimonieuses. L’Académie royale de peinture et de sculpture fondée en 1648, en particulier, est presque totalement muette à ce sujet. Et ce, bien que nombre de ses membres gagnent leur vie comme portraitistes et que le genre voie son importance s’accroître au cours du Grand Siècle : les portraits se multiplient, tandis que leur prix augmente constamment. Il semble que l’Académie ait sciemment passé sous silence le portrait et les débats afférents, afin de mieux célébrer comme sa véritable mission la peinture d’histoire, sur laquelle l’institution nous a laissé d’innombrables témoignages. La présente étude reconstitue les discours autour du portrait dans la France du XVIIe siècle et dévoile une discussion d’une vivacité surprenante, où d’aucuns se sont même demandé si le portrait ne méritait pas – plutôt que la peinture d’histoire – d’occuper la première place dans la hiérarchie des genres.

Connexion / Inscription

Saisissez votre e-mail pour vous connecter ou créer un compte

Connexion

Inscription

Mot de passe oublié ?

Nous allons vous envoyer un message pour vous permettre de vous connecter.