Lamenta des murs

Lamenta des murs

Auteur : Patrick Beurard-Valdoye

Date de publication : 2024-04-10T00:00:00+02:00

Éditeur : Flammarion

Nombre de pages : 358

Résumé du livre

Nous allons de maison en maison. À l’abri, nous ne connaissons pas le repos. Il reste Ă  trouver une maison pour les vivants qui ont abandonnĂ© la leur. Et mĂȘme, une maison pour les morts. Une barge traverse la tempĂȘte, vĂ©hiculant des liens mystĂ©rieux entre les faits, la houle et les mots. Traverser c’est traduire. Écrire, c’est traduire un livre au secret. Quand les mots n’ont plus de maison, qu’est-ce qui en dĂ©coule ? Il y a une Ă©trange analogie entre les migrandts qui, depuis les dunes de Flandre, empruntent toutes sortes d’embarcations, et les soldats qui, en juin 1940, tentent aussi l’impossible vers l’Angleterre. Chaque exilĂ© sur ces bateaux est mon pĂšre jeune, traumatisĂ© par cet exode lĂ©tal. Il Ă©pouse une DĂ©maison. L’Irlandaise Kate fait aussi passer des rĂ©fugiĂ©s par la Manche. Puis c’est RavensbrĂŒck. Antonin Artaud va rendre la « canne de Saint Patrick » aux Irlandais. Il irait jusqu’au Purgatoire de saint Patrick. Marteau, va ! Il Ă©choue derriĂšre les murs d’une prison hantĂ©e par les RĂ©publicains. Viennent les maisons de fous. Sur une Ăźle d’Aran, la maison d’Artaud enfin trouvĂ©e est Ă  l’abandon. Une momie de chat gĂźt au pied du poĂȘle Ă  briquettes de tourbe. De deux briquettes et de beurre, Joseph Beuys prĂ©pare son sandwich Énergie irlandaise. Ayant appris l’anglais dans Finnegans Wake, il Ă©labore un Secret Block in Ireland. Et son universitĂ© hors les murs. Il est au premier rang quand Ivan Illich confĂšre avec allĂ©gresse sur le contre-productif ; sur de nouvelles maniĂšres de transmettre et de soigner. Ils aiment la bicyclette autant que l’exilĂ© James Joyce. Les mots n’ont plus de valeur faciale. Sur Aran enfin, Illich marche sur les pas d’Artaud. Partout, des murs – et mĂȘme des murs d’eau – qui ont des oreilles. DerriĂšre, les mots entravĂ©s sont comme des plans d’évasion que traduit mal le dehors sur ses gardes. Comment emprisonner la violence en chaque mot ? Un cours d’eau pourrait fluidifier les blocs de forme. Car c’est surtout depuis le lit des riviĂšres que la terre promise parle en nous. AprĂšs 40 ans dans les zones d’ombre de l’histoire europĂ©enne, le « Cycle des exils » se boucle avec ce huitiĂšme volume.

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