Cartouche et les voleurs de grand chemin
Auteur : Guy Peillon
Date de publication : 2018-04-25
Ăditeur : Jourdan
Nombre de pages : 200
Résumé du livre
Cartouche et ses accolytes, une organisation criminelle ?
Gentilshommes assassinĂ©s, diligences attaquĂ©es, bandits masquĂ©s, gardes froidement Ă©liminĂ©s, bourgeois dĂ©troussĂ©s... Celui Ă qui on attribue tous ces mĂ©faits, Louis-Dominique Cartouche, le plus cĂ©lĂšbre bandit de grand chemin de tous les temps, est aujourdâhui devenu un hĂ©ros lĂ©gendaire, souvent reprĂ©sentĂ© chevauchant les grands chemins de France Ă la tĂȘte de ses hommes. Certains ont mĂȘme accusĂ© Philippe dâOrlĂ©ans de lui ĂȘtre affiliĂ© et de remplir les caisses de lâĂtat grĂące Ă lui. Pourtant, Cartouche nâĂ©tait pas seul : dâautres bandits sĂ©vissaient, tels Jacques Pellissier, le plus connu dâentre eux, ou encore Tiby, Nivet et Langlade. Ce livre retrace leurs plus terribles mĂ©faits et pose la question de savoir sâils agissaient tous pour leur propre compte ou si on avait affaire, Ă cette Ă©poque, Ă une organisation criminelle agissant sous la fĂ©rule du cĂ©lĂšbre Cartouche. Ă lâaide de documents dâarchives et de tĂ©moignages inĂ©dits, Guy Peillon fait le point sur le phĂ©nomĂšne de grand banditisme qui a affolĂ© la France Ă cette Ă©poque.
Plongez dans une sĂ©rie de documents dâarchives et de tĂ©moignages inĂ©dits qui font le point sur le phĂ©nomĂšne de grand banditisme qui a affolĂ© la France Ă cette Ă©poque.
EXTRAIT
Il raconte quâil dormait lorsquâil est rĂ©veillĂ© brusquement. Il ouvre les yeux et voit que six hommes masquĂ©s et bien armĂ©s, montĂ©s sur des chevaux, ont fait stopper la diligence. Certains sont vĂȘtus de manteaux noirs et dâautres gris-blanc dont ils ont remontĂ© le col. Deux dâentre eux sâapprochent des portiĂšres. Il remarque quâils sont armĂ©s de deux pistolets et dâun sabre, quâils ont encore passĂ© deux pistolets dans leurs ceintures garnies de balles. Ils demandent la bourse ou la vie disant quâĂ la moindre rĂ©sistance ils tueraient tout le monde. Ils ordonnent au cocher de faire sortir le carrosse du chemin pour le conduire dans les bois, mais le cocher, tournant violemment la flĂšche qui sert Ă faire pivoter le vĂ©hicule, la casse. La diligence reste donc sur place et les deux hommes restĂ©s prĂšs des portiĂšres mettent alors pied-Ă -terre et obligent les voyageurs Ă descendre un par un de chaque cĂŽtĂ©. Ils leur font vider leurs poches puis les fouillent avant de les faire sâasseoir tous ensemble. Parmi les quatre restĂ©s Ă cheval, deux autres mettent pied Ă terre et fouillent les paniers placĂ©s Ă lâavant et Ă lâarriĂšre de la diligence, pendant que les deux autres Ă cheval qui surveillaient le chemin viennent garder les prisonniers