Virginia Woolf

Virginia Woolf

Auteur : Claudine Jardin

Date de publication : 1973-01-01T00:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 296

Résumé du livre

Les Français semblent avoir bien oubliĂ© Virginia Woolf. Cette contemporaine de Katherine Mansfield, nĂ©e, sous Victoria, dans une famille Ă©rudite et joyeuse, eut une enfance difficile — elle perdit sa mĂšre Ă  13 ans —, une adolescence attristĂ©e par le despotisme d’un pĂšre autoritaire, une vie secouĂ©e par les dĂ©pressions nerveuses et la menace de la folie. Elle se suicida en 1941. Quelles forces mystĂ©rieuses et contradictoires se battaient dans ce corps fragile et cette tĂȘte volontaire, pour produire une Ɠuvre si moderne et si particuliĂšre ? Se souvient-on de La Promenade au Phare, des Vagues ? Les Français n’ont guĂšre lu ses articles de critique, ses nouvelles. Ils ne connaissent guĂšre davantage l’autobiographie de son mari, LĂ©onard Woolf, ni encore la biographie que vient de lui consacrer son neveu Quentin Bell. Claudine Jardin ne prĂ©tend pas mieux connaĂźtre Virginia que sa famille, que ses amis. Elle a — peut-ĂȘtre — un point de vue plus fĂ©minin et plus impartial sur une personnalitĂ© riche et contradictoire. Mystique par nature, athĂ©e par raison, socialiste de cƓur, snob de fait, amie dĂ©vouĂ©e et langue de vipĂšre Ă  l’occasion, frigide et attirĂ©e par certains hommes, certaines femmes, elle fut une infatigable travailleuse, intellectuelle honnĂȘte et anticonformiste acharnĂ©e. Qu’elle ait fait partie du Bloomsbury Group, qu’elle ait connu T.S. Eliot, Lytton Strachey, et sautĂ© sur les genoux de Henry James, semble moins important que ses dĂ©couvertes dans un domaine encore mal connu : cette vie sous la vie, la seule, peut-ĂȘtre, qui vaille d’ĂȘtre explorĂ©e.

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