Le fer et la porte au Moyen âge dans le Royaume de France et en Roussillon
Auteur : Danielle Fevre
Date de publication : 2010
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 566
Résumé du livre
Le but de ce travail est de repérer et de comprendre le rôle du fer apposé sur les portes au Moyen Age. Un volume est consacré à l’inventaire (le plus complet possible) de toutes les ferrures médiévales encore visibles dans l’ancien royaume de France et en Roussillon, y compris sur quelques meubles. Force est de constater que le corpus ainsi constitué rassemble presque exclusivement des portes d’églises. ’autre volume cherche à dresser un tableau chronologique de l’agencement des fers de porte en relation avec l’évolution du travail du bois. Un chapitre est consacré aux techniques de forge (extraction du fer et façonnage). Il apparaît que l’ensemble des ferrures sert essentiellement d’élément de cohésion, de renfort et parfois de protection, une partie seulement étant des pentures. Les fers sont très présents dans la seconde moitié du XIIe et la première moitié du XIIIe siècle. Puis ils perdent de l’importance et vont progressivement disparaître au cours du XIVe siècle. Au-delà de l’aspect technique, la valeur artistique des fers de la porte d’église est loin d’être négligeable. Elle devait participer au décor au même titre que les reliefs apposés sur les murs extérieurs, les chapiteaux ou les tympans. De plus, la fonction de la porte de séparation entre l’intérieur de l’édifice et le monde extérieur lui conférait un rôle particulier et la porte pouvait être porteuse d’un message traduit dans le fer. Enfin, la représentation des portes dans l’imagerie médiévale et la transcription des ferrures dans le dessin sont également évoquées.