L'Oligocène de l'extrémité occidentale du Bassin molassique suisse

L'Oligocène de l'extrémité occidentale du Bassin molassique suisse

Auteur : Daniel A. Kissling (géologue).)

Date de publication : 1974

Éditeur : Non disponible

Nombre de pages : 94

Résumé du livre

L'oligocène de l'extrémité occidentale du bassin molassique suisse est constitué de formations deltaïques très lenticulaires. Celles-ci sont en majorité composées de sédiments détritiques qui, jusqu'à présent, n'avaient livré que fort peu de fossiles. Ceci avait contraint les auteurs à n'établir que des lithostratigraphies dont les valeurs sont purement locales. La recherche systématique de fossiles a permis de découvrir de nombreux restes organiques dont les plus fréquents appartiennent aux foraminifères, mollusques, ostracodes, vertébrés et au règne végétal. Le seul groupe ayant servi à établir une biostratigraphie à valeur générale est celui des mammifères, plus particulièrement les rongeurs. Il a ainsi été possible d'individualiser les zones mammologiques d'Abtoigt, de Cournon et de Corderet, ce qui correspond à la partie supérieure de l'Oligocène moyen et à l'Oligocène supérieur. Les autres fossiles rencontrés ont permis d'inférer des conditions régnant dans le milieu de sédimentation.Les coupes étudiées ont en outre été l'objet de diverses analyses sédimentologiques. Tout d'abord, grâce à un diagramme triangulaire, le type lithologique de chaque banc a été déterminé de manière rigoureuse. Ce diagramme triangulaire, dont les sommets correspondent aux trois constituants principaux définis comme : Sable, Argiles et Calcaires, est divisé en douze classes correspondant chacune à un lithofaciès type. Les répartitions des fréquences des différents lithofaciès de l'ensemble des coupes envisagées ont permis d'individualiser trois formations principales. Ces dernières sont également caractérisées par des critères paléoécologiquesdistincts. Les répartitions des épaisseurs des bancs, soit globales soit par lithofaciès, les répartitions des fréquences des couleurs ainsi que la méthode des matrices des transitions ont églement été utilisées. On arrive à la conclusion que ces méthodes conduisent à l'obtention de résultats à valeur purement locale, conditionnés par la position paléogéographique, et qu'elles ne peuvent être utilisées ni dans un but lithostratigraphique ni pour émettre des hypothèses sédimentologiques à valeur générale. On conclut que, pour la subdivision des séries molassiquess oligocènes, ce sont les méthodes stratigraphiques classiques, étayées d'une nomenclature lithologique cohérente, qui ont donné les meilleurs résultats.

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