Chez les Goncourt

Chez les Goncourt

Auteur : Maxime BenoĂźt-Jeannin

Date de publication : 2015-11-02

Éditeur : Le Cri

Nombre de pages : 256

Résumé du livre

Un polar historique au coeur du Paris du XIXe siĂšcle

Paris. Vers le milieu du Second Empire. Un soir de novembre. Annabella Cruz, une jeune prostituĂ©e voisine d’Edmond et Jules Goncourt, est mystĂ©rieusement assassinĂ©e sur le palier des deux Ă©crivains.
Ce meurtre, dont on ne connaĂźt pas l’auteur, va entraĂźner, avec l’intervention du commissaire Fenouil, une cascade d’étranges Ă©vĂ©nements dans l’immeuble du 43, rue Saint-Georges, oĂč rĂ©sident les deux frĂšres, ce soir oĂč, prĂ©cisĂ©ment, ils reçoivent ThĂ©ophile Gautier, Gustave Flaubert, et quelques commensaux — hommes et femmes — de moindre importance, mais qui constituent un Ă©chantillon de choix de la sociĂ©tĂ© artistique et littĂ©raire de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle, sans laquelle la modernitĂ© ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui...
Les personnages rĂ©els et imaginaires de ce banquet Ă©picurien sont les protagonistes d’une intrigue foisonnante et jubilatoire qui ne cesse de surprendre. Le jeune LĂ©once Jacquelain, qui vient de commettre un premier roman, La PassagĂšre de La MĂ©duse, « gueulĂ© » par Flaubert Ă  la fin du dĂźner, un temps soupçonnĂ© du meurtre d’Annabella Cruz, est en rivalitĂ© avec le grand romancier auprĂšs de l’actrice rabelaisienne Suzanne Lagier, tandis qu’Edmond et Jules, qui inventent pour le dĂ©butant le Prix Goncourt, que l’aĂźnĂ© des deux frĂšres ne fondera qu’à la fin du siĂšcle, dĂ©couvrent la scandaleuse double vie de leur servante dĂ©vouĂ©e, Rose Malingre... Et ce n’est pas fini... Ah ! il s’en passait de belles, on peut l’avouer maintenant, chez les Goncourt.

EnquĂȘtes policiĂšres, crimes, meurtiers ... quels sombres mystĂšres pĂšsent sur les deux cĂ©lĂšbres Ă©crivains ? A vous de le dĂ©couvrir !

A PROPOS DE L'AUTEUR

Maxime BenoĂźt-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d’EugĂšne Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d’Au bord du monde, un film d’avant-guerre au cinĂ©ma Eden (2009).

EXTRAIT

À l’heure qui prĂ©cĂ©dait le dĂźner et par n’importe quel temps, le jeune homme aimait se promener sur le boulevard Montmartre. Au crĂ©puscule de cette fin de journĂ©e de novembre assez clĂ©mente pour la saison, il n’y connaissait encore personne et observait avec envie les rencontres entre amis et connaissances, ceux qui se contentaient d’un serrement de mains ou qui s’arrĂȘtaient pour discuter un moment avant, parfois, de se diriger vers le cafĂ© le plus proche, en se tapant sur l’épaule. C’était la vie de Paris telle qu’il l’avait rĂȘvĂ©e Ă  Gand, les foules sortant des passages, les discussions autour des affaires et des titres de journaux. Et les femmes, les Parisiennes, elles ne le dĂ©cevaient pas. Toutes, dames du monde, ouvriĂšres, actrices, lorettes, putains, il avait l’impression qu’elles lui donneraient sa chance pour autant qu’il sĂ»t leur plaire. Ses cheveux blonds, ses yeux bleus, son allure de dandy copiĂ©e sur Lucien de RubemprĂ© dĂ©notaient le provincial qu’une femme de trente ans accepterait sĂ»rement de mettre Ă  la page.

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