LE LIVRE DES MILLE NUITS ET UNE NUIT TOME 4 (annoté avec préface)

LE LIVRE DES MILLE NUITS ET UNE NUIT TOME 4 (annoté avec préface)

Auteur : Joseph-Charles Mardrus

Date de publication : 2021-01-28

Éditeur : Independently Published

Nombre de pages : 216

Résumé du livre

Joseph-Charles Mardrus (11 novembre 1868 au Caire, Égypte d'origine arménienne - 26 mars 1949 à Paris) est un médecin, poète et traducteur français. Il fut, en son temps, un éminent orientaliste et un acteur important de la vie parisienne.Extrait: Il est raconté qu'un vieux renard, dont la conscience était chargée de maints méfaits et maintes déprédations, s'était retiré au fond d'une gorge giboyeuse, en emmenant avec lui son épouse. Et là il continua à faire tant de ravages parmi le petit gibier, qu'il dépeupla complètement toute la montagne et finit, pour ne pas mourir de faim, par manger d'abord ses propres enfants, qui étaient gras à point, et, une nuit, par étrangler traîtreusement son épouse, qu'il dévora en un instant ! Cela fait, il ne lui resta plus rien à se mettre sous la dent. Or, il était devenu trop vieux pour changer encore de place et il n'était plus assez agile pour chasser le lièvre et attraper au vol la perdrix. Pendant qu'il était absorbé par ces idées qui lui noircissaient le monde devant le visage, il vit se poser sur la cime d'un arbre un corbeau fatigué. Et aussitôt il pensa en son âme: Si je pouvais décider ce corbeau à lier amitié avec moi, quelle bonne aubaine ce serait ! Il a de bonnes ailes qui lui permettent de faire la besogne à laquelle mes vieilles jambes percluses se refusent désormais ! Il m'apporterait ainsi ma nourriture et, de plus, il me tiendrait compagnie dans cette solitude qui commence à me peser ! Et sitôt pensé, sitôt fait: il s'avança jusqu'au pied de l'arbre où se tenait le corbeau, pour pouvoir se faire mieux entendre, et après les salams les plus profondément sentis, il lui dit: O mon voisin, tu n'ignores pas que tout bon musulman a deux mérites auprès de son voisin musulman: le mérite d'être musulman et le mérite d'être le voisin ! Or, je te reconnais sans hésitation ces deux mérites vis-à-vis de moi et, de plus, je me sens là, en pleine poitrine, saisi par l'attraction invincible de ta gentillesse, et je me découvre des dispositions spontanées de fraternelle amitié à ton égard ! Et toi, ô corbeau, que sens-tu à mon égard ?

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