Etude pharmacogénétique de la reponse a la titration morphinique post-opératoire au sein d’une population pédiatrique
Auteur : Agnès Perier
Date de publication : 2014
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 120
Résumé du livre
Des facteurs génétiques pourraient jouer un rôle pour expliquer la variabilité inter-individuelle des besoins en morphine postopératoire. Nous avons recherché une association entre les polymorphismes génétiques (single-nucleotid polymorphisms : SNP) parmi ceux les plus étudiés actuellement chez l’adulte et la consommation de morphine postopératoire en salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) chez l’enfant.Nous avons mené une étude prospective monocentrique, approuvée par le comité de protection des personnes (CPP), menée de juillet 2011 à juillet 2013, incluant des enfants âgés de 0 à 18 ans recevant une titration morphinique postopératoire en SSPI, conformément au protocole du service. Les données recueillies pendant le séjour en SSPI étaient l’âge, le sexe, le poids, la dose totale (rapportée au poids) et le nombre de bolus de morphine, le type de chirurgie, les scores de douleur (échelle visuelle analogique - EVA ou Face Legs Activity Cry Consolability - FLACC) et un score de sédation (score Ramsay). Après recueil du consentement éclairé signé des parents et si possible de l’enfant, un prélèvement buccal d’ADN était réalisé. Sept SNP cibles ayant trait à la pharmacocinétique ou la pharmacodynamie de la morphine ou aux voies de la nociception ont été recherchés : rs1799971, rs1045642, rs4680, rs11568563, rs10841795, rs72552763, rs5275. Si les SNPs répondaient aux critères de contrôle (équilibre de Hardy-Weinberg, fréquence allélique (MAF) > 0,05, pourcentage de génotype disponible > 95 %), ils étaient testés pour une étude d’association dans un modèle de régression linéaire. Les résultats sont présentés comme la médiane [intervalle de confiance à 95 %]. Une valeur de p