Le roi Henri VIII et ses deux Thomas
Auteur : Mekoul Israël Jacob Baruc et Judith Edna Mireille Ilounga Mekoul
Date de publication : 2015-11-02
Ăditeur : Les Ăditions du Net
Nombre de pages : 114
Résumé du livre
Replongeons aux annĂ©es 1500 en Angleterre. Henri VIII est devenu roi aprĂšs le dĂ©cĂšs prĂ©coce de son frĂšre aĂźnĂ© Arthur Tudor. Sâil ne peut ĂȘtre comparĂ© Ă NĂ©ron ou Ă Paul de Tarse, chacun voulant bĂątir une nouvelle citĂ© et Ă©largir lâassiette des chrĂ©tiens, il fut un grand roi, avec ses dĂ©fauts et ses qualitĂ©s. En effet, il rendit lâAngleterre singuliĂšre par lâanglicanisme avec Ă la base de multiples mariages, leurs sĂ©ries de ruptures iconoclastes et le schisme avec lâEglise catholique. Pour marquer son histoire, il eĂ»t fallu ĂȘtre ambitieux ; non pas Ă la maniĂšre du mythe grec, mais Ă la maniĂšre du hĂ©ros romain. Cette ambition reposa sur des relations complexes avec deux de ses conseillers aux ascensions spĂ©cifiques et au sens du service royal atypiques. Thomas More et Thomas Cromwell sont ces deux hautes personnalitĂ©s. Au fond dans cette fresque historique, nous revenons sur des faits rĂ©els, emprunts dâimaginaires pour replonger le lecteur dans les sensibilitĂ©s et les curiositĂ©s dâune Ă©poque quâon prĂ©tendrait rĂ©volue ; et pourtant, il sâagit bel et bien des nĂŽtres. Elles nous concernent tous et nous invitent Ă mĂ©diter sur ce que peut ĂȘtre la vie politique et les relations quâentretiennent ceux qui dirigent et ceux qui accordent leurs suffrages. Il sâagit moins de dĂ©caper les faiblesses, les intrigues royales et partisanes, la place de lâesprit libre en politique ou dans une Ă©quipe ministĂ©rielle, les courtisaneries, les mesquineries, les dĂ©capitations, lâexcitation de la foule et les coups bas, laideurs propres Ă toute cour que de relever la loyautĂ© au dirigeant, la foi en ses idĂ©es, les craintes de dĂ©chĂ©ance dâune Ă©pouse et lâaudace dâune jeunesse de porter haut les rĂȘves de justice, de solidaritĂ©, de dĂ©vouement et du sens de lâabnĂ©gation. Le contexte sây prĂȘte sans doute. Au fond, le message de Thomas More, simple est double et sâoppose bien Ă celui de Nicolas Machiavel : un homme doit toujours rester fidĂšle Ă ses principes et accepter le sort ; les dirigeants doivent aimer leur peuple gratuitement et tendrement.