Whistleblowing
Auteur : Julia Wolf (économiste).)
Date de publication : 2005
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : Non disponible
Résumé du livre
Vraisemblablement, le terme "whistleblowing" a été utilisé pour la première fois en 1963 aux Etats-Unis, lorsqu'Otto Otopeka transmet des documents secrets concernant la politique de sécurité de l'administration américaine sous Kennedy à la Commission d'enquête pour la sécurité interne de l'US Senate. Là-dessus, Dean Rusk, le ministre des affaires étrangères de l'époque, avait relevé Otopeka de ses fonctions dans le ministère. Par la suite d'autres scandales de ce genre éclateront et feront parfois l'expérience d'une célébrité douteuse en raison de leurs répercussions de grande portée. De ce fait, des voix se lèvent notamment aux Etats-Unis mais d plus en plus aussi en Europe pour demander non seulement d'utiliser le whistleblower (ou tireur de sonnette d'alarme) comme un instrument de contrôle supplémentaire là où les dispositifs traditionnels manquent. Une telle perspective visant à gérer le tireur de sonnette d'alarme de manière proactive doit pourtant prendre en considération plusieurs facteurs dont un est certainement l'influence de la culture sur la perception que l'on a sur le phénomène du whistleblowing et sur le comportement réel à lancer ou non l'alerte. Cependant, un projet pareil se heurte à un obstacle essentiel dans la mesure où les effets de la culture sur des actes de dénonciation ne sont pas encore analysés de manière exhaustive. En ce qui concerne les travaux qui tentent de comparer les différentes cultures à l'égard du whistleblowing, Keenan et ses adjoints restent les seuls auteurs à effectuer des tests empiriques de ce genre. Les pays couverts par leurs analyses sont les Etats-Unis, l'Inde, la Croatie et les Philippines. Ni la France, ni l'Allemagne ne sont pris en considération dans ces travaux. L'objectif de ce mémoire est donc de contribuer à combler ce déficit justement évoqué, en essayant de détecter des différences culturelles entre Français et Allemands par rapport à la révélation d'informations sensibles. La France et l'Allemagne se trouvent encore aujourd'hui parmi les pouvoirs économiques les plus importants à l'intérieur de l'Union européenne, sont partenaires économiques l'un de l'autre, ce qui implique pour les managers d'entreprises publiques ou privées des deux côtés du Rhin qu'ils sont obligés de prendre en considération la culture de leurs salariés, s'ils veulent gérer les tireurs de sonnette d'alarme (potentiels) de manière proactive. De ces relations économiques multiples pourra naître un besoin pour les managers de disposer de connaissances sur la perception du whistleblowing dans les deux nations.