Ablation du flutter auriculaire commun par radiofréquence
Auteur : Patrick Renard
Date de publication : 2006
Éditeur : Non disponible
Nombre de pages : 258
Résumé du livre
Le flutter auriculaire commun est une tachycardie atriale régulière dont le mécanisme est un circuit de macro réentrée confiné à l’oreillette droite. Son traitement longtemps basé sur les médicaments antiarythmiques a évolué vers l’ablation par radiofréquence qui s’est imposé comme étant la méthode de référence. Notre étude porte sur 76 patients traités par radiofréquence, pour un flutter auriculaire commun. Le recueil des données concernant la population, le flutter, les paramètres d’ablation, a permis de réaliser une analyse statistique descriptive et comparative afin de déterminer les facteurs influençant la procédure et les résultats. Les résultats montrent un taux de succès de 97 % et de récidive de 5 %. La procédure d’ablation ainsi que le taux de succès n’est pas influencé par le profil du patient ou les caractéristiques du flutter. Le bloc intra-atrial bidirectionnel complet, critère de succès principal, est plus marqué chez les femmes que chez les hommes avec un intervalle A1A2 de 140 ms contre 127 ms. p=0,02, en corrélation avec leur moyenne d’âge plus élevée. Les difficultés rencontrées par le médecin opérateur sont la présence d’un isthme cryptique et l’instabilité de la sonde d’ablation ; entrainant un allongement de la durée de la procédure, de la durée de scopie et du nombre de tirs. L’ablation par radiofréquence permet de diminuer la prescription d’antiarythmiques et d’anticoagulant. Enfin, les flutters les moins bien tolérés sont ceux persistant depuis plus de 2 mois avec un taux significativement plus élevé de décompensation cardiaque, du fait de l’apparition d’une cardiopathie rythmique. En conclusion, l’ablation par radiofréquence représente un traitement curatif, sûr et efficace du flutter auriculaire commun avec un taux de succès de 97 % et de récidive de 5 %. Il convient de la proposer en première intention quelque soit le profil du patient, ses antécédents, notamment son âge, sa corpulence, une éventuelle cardiopathie sous jacente, ou les caractéristiques du flutter ; et le plus précocement possible, afin de limiter le risque de décompensation cardiaque.