Le 400e chat
Auteur : Fernand Gigon
Date de publication : 1975-01-01T00:00:00+01:00
Ăditeur : FeniXX
Nombre de pages : 262
Résumé du livre
Dans les laboratoires de lâhĂŽpital de Minamata, au Japon, une grosse et belle chatte qui porte autour du cou le mĂ©daillon n° 400 se met un jour Ă trembler de tous ses membres. Le poil hĂ©rissĂ©, lâĆil fou, elle Ă©tire nerveusement ses pattes et miaule Ă fendre lâĂąme. Elle sâagite, se crispe, saute comme un ressort, se prĂ©cipite enfin contre un mur et se fracasse le crĂąne. En mourant, cet humble animal a rĂ©vĂ©lĂ© au monde le drame de Minamata et du mĂȘme coup a vaincu un des plus puissants trusts du Japon industriel en lâobligeant Ă payer plus dâun milliard de yens de dĂ©dommagement aux parents des victimes de la pollution. Lâhistoire est simple : une usine de produits chimiques dans le sud du pays rĂ©pand ses dĂ©chets mercuriels dans la mer. Le plancton vĂ©gĂ©tal, puis animal les absorbe. Les poissons sâen nourrissent. Au moment oĂč les pĂȘcheurs consomment ces poissons polluĂ©s, ils contractent ce qui sera appelĂ© « la maladie de Minamata itaĂŻ-itaï ». Ce drame qui incarne le premier cas classique de pollution de notre temps, Fernand Gigon le raconte sans effets littĂ©raires, brutalement. Les faits explosent dans la conscience des hommes qui sâaperçoivent soudain que des milliers de petits Minamatas les entourent et menacent la santĂ© de leurs enfants. Fernand Gigon a vĂ©cu sur les tatamis avec les victimes de cette terrible pollution. Il a vu les handicapĂ©s, leur a parlĂ©, les a interviewĂ©s. Il a vu les mĂšres porter sur leur dos de vĂ©ritables squelettes humains et a entendu leurs confidences. Il a rendu visite aux savants qui ont luttĂ© pendant dix ans pour dĂ©finir lâĂ©trange maladie de Minamata. Il a longuement interrogĂ© les jeunes militants qui ont donnĂ© Ă ce problĂšme sa solution politique et ses dimensions universelles. Son tĂ©moignage, de premiĂšre main, est unique et total. Il retentit comme un cri dâalarme quâil nâest pas possible dâignorer.