The Amelioration of the Slaves in the British Empire
Auteur : Robert Edward Luster
Date de publication : 1999
Éditeur : UMI
Nombre de pages : 392
Résumé du livre
A la fin du dix-huitième siècle, l'institution de l'esclavage était menacée par les forces de changement politique, social et économique. Les défenseurs de ce système, les planteurs antillais, perdaient le soutien public par rapport à leurs adversaires abolitionnistes à cause du succès de leur organisation et du soutien du mouvement évangélique qui a jeté son dévolu sur les forces d'émancipation. Pour changer cette situation, les antillais ont décidé de réformer l'institution de l'esclavage en éliminant des abus manifestes tels que punition cruelle et conditions de vie inférieure qui fournissaient aux abolitionnistes une arme puissante de propagande. Ils se sont aussi engagés dans une politique d'instruction et de christianisation des esclaves dans le but de refouler le soutien clérical pour l'émancipation et rallier beaucoup de réformateurs à la cause antillaise. Elle prit le nom de politique de l'amélioration. Le plus gros du travail fut de négocier la mise en œuvre de cette politique dans trois colonies : la Jamaïque, l'Île Maurice et la Colonie du Cap. Les premières réformes consistaient à fournir aux esclaves de la nourriture appropriée, des vêtements, des habitations et une attention médicale. Cela a permis l'éradication de maladies répandues parmi les esclaves. La distribution de nourriture et de vêtements, sans oublier l'attribution de lopins de terre individuels, ont amélioré la condition des esclaves. Un autre succès de cette politique était la conversion des esclaves au christianisme par le biais de l'éducation. On apprit aux esclaves à lire et à écrire. De plus, par l'étude de la Bible, ils sont devenus chrétiens pratiquants. Une des conséquences salutaires de l'éducation fut de mettre des esclaves en apprentissage dans des commerces utiles. Aucune de ces réformes n'aurait été possible sans les sociétés humanitaires et missionnaires qui ont fourni fonds vitaux et provisions. Chaque aspect de cette politique n'a pas forcément rencontré le succès voulu. La résistance des propriétaires d'esclaves lors de toute tentative pour limiter leur pouvoir sur leurs esclaves a entravé les efforts consacrés à faire cesser les châtiments corporels. Cette opposition ainsi que le désir des esclaves de fournir une sécurité économique à leurs familles ont restreint le nombre de manumissions des esclaves. Les esclaves du gouvernement, esclaves possédés par le gouvernement colonial, ont aussi fait l'objet de cette étude pour comprendre les réussites et les échecs de cette politique d'amélioration.