La terre vivaroise (3). Valentine

La terre vivaroise (3). Valentine

Auteur : Roger Ferlet

Date de publication : 1978-01-01T00:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 236

Résumé du livre

Six des vingt titres de Roger Ferlet sont ceux d’Ɠuvres ardĂ©choises : quatre romans : "De la soie dans les veines" et la classique trilogie, "Ardesco", "La Madrague" et "Valentine", couronnĂ©s par deux albums de tourisme : "Le Vivarais" et "Voyage Ă  travers le Vivarais". Personne n’a aussi dĂ©licatement chantĂ©, personne n’a aussi puissamment dĂ©crit l’antique terre celtique des bords du RhĂŽne. Dans l’histoire de la province, ces parutions marquent le dĂ©but d’une Ăšre nouvelle. L’ArdĂšche de la polyculture, l’ArdĂšche d’une vie paysanne d’équilibre, l’ArdĂšche de la civilisation de la chĂątaigne, l’ArdĂšche d’une race, n’est plus. Le problĂšme est, Ă  prĂ©sent, de sauver ce qu’on peut encore trouver de son Ăąme. Avec « Valentine », se ferme le triptyque de "La terre vivaroise". Violente et douloureuse, l’évolution de la province marque un temps. C’est le deuxiĂšme mariage de Valentine. AprĂšs un premier espoir déçu, l’hĂ©roĂŻne dĂ©veloppe une volontĂ© d’ArdĂ©choise pour Ă©baucher des horizons nouveaux. Les symboles fermentent dans ces rĂ©cits passionnĂ©s, gonflant, soulevant, portant les destinĂ©es et les poussant Ă  s’épanouir. La belle-mĂšre, FĂ©licie FonssalĂšgre, a dĂ©clenchĂ© l’explosion de rĂ©volte. Mais son cri de guerre s’est Ă©touffĂ© en affreux sanglots. Cette terrible Ă©preuve de la dĂ©possession, beaucoup de nos montagnards ont dĂ» la subir. Pour eux, partir ou mourir, telle Ă©tait la dure loi dictĂ©e par l’inĂ©luctable Ă©volution Ă©conomique. La Madrague, dans une folie de reniement, s’est Ă©lancĂ©e Ă  l’assaut de la croix. Elle en est morte. Christian FonssalĂšgre a, lui aussi, levĂ© le glaive et, sans l’amour raisonnable de Valentine, il ne pouvait que succomber. Chacun des trois livres, "Ardesco", "La Madrague" et "Valentine", est sous le signe fatidique. Dans le premier, c’est la croix de Rioufol, oĂč Odilon crucifiĂ© figure l’expiation ; dans le second, l’agression sacrilĂšge cherche Ă  abattre le divin suppliciĂ© et, dans le troisiĂšme, Valentine nĂ©gocie le symbole Ă©rigĂ© sur sa terre contre la relaxe de l’homme qu’elle veut Ă©pouser. Cette histoire d’une famille est aussi l’histoire du Vivarais moderne dans les affres d’une crise historique. Jamais ce sujet immense de l’évolution parallĂšle, mais dĂ©calĂ©e, d’une situation Ă©conomique pĂ©rilleuse et des mentalitĂ©s humaines aveuglĂ©es et dĂ©semparĂ©es, n’avait Ă©tĂ© traitĂ©e avec autant de maĂźtrise. Livre d’actualitĂ©, Valentine prĂ©voit et dĂ©crit les soubressauts avant-coureurs de la rĂ©volte. La violence entre dans les faits. Elle ne rĂšglera rien. Ce sera l’amour de l’hĂ©roĂŻne, Ă©cho, prolongement de l’amour rĂ©dempteur qui calmera la colĂšre, adoucira les amertumes et ouvrira les voies nouvelles vers un avenir transformĂ©. Roger Ferlet, le rĂ©sident solitaire du Mas de La Vignasse, dont il a fait un Centre culturel avec musĂ©es, bibliothĂšques, salle de cours, théùtre, sentier botanique, collections de costumes et de meubles... est le mainteneur, au sens complet du terme. Mais, attention, c’est aux populations qui savent s’élancer de leur passĂ© - sans l’oublier ni le dĂ©truire - qu’appartiendra le dynamisme du futur. La nostalgie passĂ©iste n’est pas une fin en soi. Ce qui compte, pour sauver son jugement, c’est de rĂ©flĂ©chir et de comparer.

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