La Cause du Beau Guillaume

La Cause du Beau Guillaume

Auteur : M. Louis Emile Duranty

Date de publication : 2014-02-27

Éditeur : CreateSpace Independent Publishing Platform

Nombre de pages : 136

Résumé du livre

Extrait : � la cause du beau Guillaume #65533; Le village de Mangues-le-Vert, dans le centre de la France, fut mis en �moi, un matin, par la nouvelle qu'une personne �trang�re � la commune venait d'y acheter une maison et s'y installait. Le soir m�me, on sut, par le clerc du notaire, que l'acqu�reur �tait un jeune homme appartenant � une des � bonnes familles � du d�partement, famille qui habitait le chef-lieu, sis � une dizaine de lieues de Mangues. Mais pourquoi le jeune homme avait-il achet� une m�diocre maisonnette de mille �cus b�tie � l'�cart du village, et qu'y venait-il faire ? La curiosit� des paysans et des semi-bourgeois formant la population du lieu fut fortement excit�e par ce probl�me, et ne se lassa plus, ouverte ou sournoise, de poursuivre les moindres pas et gestes du nouveau venu, qui s'appelait M. Louis Leforgeur. L'�tranger �tait un homme de vingt-cinq ans, petit, d�licat d'apparences, plut�t laid qu'agr�able, bien qu'il e�t une physionomie douce et spirituelle. Sans sa barbe, les gens de Mangues l'eussent pris pour une femme d�guis�e. D�s le second jour, il engagea � son service, par l'interm�diaire de l'aubergiste, une vieille fille nomm�e Euronique ou plut�t Uronique, selon la prononciation locale, et qui avait la r�putation d'�tre une parfaite cuisini�re. Euronique, qui poss�dait � du bien �, revenait chez elle chaque soir. Aussi fut-elle interrog�e avec avidit� sur le � petit monsieur �, d�signation qui s'attacha d�sormais au jeune homme. Tout le monde pouvait voir Louis Leforgeur se promener continuellement aux environs de Mangues, dessinant et remuant une quantit� de vieilles pierres qui abondaient dans la campagne. Souvent aussi, il d�nait � l'auberge, o� il faisait de fr�quentes stations. Mais ces quelques notions ne suffisaient pas � rassasier la curiosit� g�n�rale. Malheureusement Euronique de son c�t� n'eut � donner que de vagues renseignements, tels que ceux-ci : le jeune homme paraissait �tre fort doux, facile � servir ; il ne parlait gu�re � Euronique, lisait de gros livres, et poss�dait une malle myst�rieuse orn�e de figures de cuivre comme une ch�sse. Seulement la vieille domestique n'avait jamais eu la chance de voir ouvrir devant elle la malle remplie d'�tonnements et de merveilles.

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