Historiens et romanciers
Auteur : Philippe Roger, Vincent Debaene, Eric Chevillard, Jean-Pierre Cavaillé
Date de publication : 2011-04-07
Ăditeur : Les Editions de Minuit
Nombre de pages : 90
Résumé du livre
On a lâhabitude de considĂ©rer quâentre Histoire et LittĂ©rature, le divorce est prononcĂ© depuis le XIXe siĂšcle. Câest contre les Belles Lettres que lâHistoire sâest constituĂ©e en discipline. Quant Ă la littĂ©rature contemporaine, elle donne souvent lâimpression de se dĂ©tourner du monde et encore plus de lâHistoire. Et pourtant... Jamais peut-ĂȘtre le roman nâa autant louchĂ© vers lâHistoire : via lâinusable roman historique, mais aussi sous la forme plus originale des mises en fiction de vies rĂ©elles. Blanche Cerquiglini, Ă partir de Jean Echenoz et Mathias Enard, pose la question : pourquoi toutes ces « vies rĂȘvĂ©es » ? Les historiens, de leur cĂŽtĂ©, sont nombreux Ă revenir vers la littĂ©rature. Vincent Debaene, jeune « littĂ©raire » installĂ© au carrefour de lâanthropologie (il a coordonnĂ© lâĂ©dition des Oeuvres de Claude LĂ©vi-Strauss dans la « BibliothĂšque de la PlĂ©iade ») analyse un livre important de Dinah Ribard et Judith Lyon-Caen, ainsi quâune livraison rĂ©cente des Annales sur histoire et littĂ©rature. Ce chassĂ©-croisĂ© fait revenir des questions que ni la littĂ©rature ni lâhistoire ne devraient Ă©vacuer : celle de la vĂ©ritĂ©, celle de la « valeur ». La vĂ©ritĂ© nâest pas seulement affaire dâhistoriens : câest le souci central dâun romancier comme Stendhal. Si la littĂ©rature « en sait long sur lâhomme », comme disait Barthes, ce nâest pas ce savoir qui la constitue : impossible pour elle dâĂ©luder la question de la « valeur ». Le dernier texte de Barthes porte sur Stendhal et sur le rapport entre Roman et Histoire. La parution en poche du Journal de Stendhal permet Ă Philippe Roger, spĂ©cialiste de Barthes et Ă©pris de Stendhal, de revenir sur cette ultime confrontation.