Un village russe

Un village russe

Auteur : Ivan Iakovlevitch Stoliarov, Pierre Pascal

Date de publication : 1992

Éditeur : Plon

Nombre de pages : 437

Résumé du livre

Le Village russe, c'est Karatchoune, où naît Ivan lakovlevitch Stoliaroff, "fils d'un paysan pauvre de l'un des plus pauvres villages du plus pauvre district de la province de Voronej", à quelque cinq cents kilomètres, au sud de Moscou. Pour survivre, les habitants de Karatchoune sont à la fois potiers et paysans. Fidèles à leurs traditions et aux préceptes de la religion orthodoxe, illettrés pour la plupart, ces paysans, obstinément attachés au mir (communauté villageoise), restent à l'écart du progrès technique. Stoliaroff est un petit paysan parmi les autres; il partage leurs croyances, leurs jeux et leurs travaux. Jusqu'au jour où on l'inscrit dans la première école créée à Karatchoune. Dès lors, il n'aura plus qu'une idée : apprendre, "se frayer un chemin vers la lumière de la connaissance". La route sera longue, très longue. L'auteur découvre l'injustice. Il passe, en 1905, de la révolte à la révolution. Arrêté et libéré provisoirement, il se consacre à la propagande en faveur de l'Union des paysans russes, dont il est un des fondateurs. Arrêté une seconde fois et libéré par les paysans, il doit s'exiler définitivement en France, où le petit paysan analphabète deviendra ingénieur agronome. Cette autobiographie, témoignage capital sur la mentalité, la religion, le niveau technique, la vie de tous les jours du paysan russe, est suivie de quatre regards croisés, de la même époque et de la même région : notes quotidiennes et inédites d'un paysan, d'un prêtre orthodoxe, d'un médecin de campagne, d'un secrétaire de tribunal. En deuxième partie, Pierre Pascal, le témoin inégalé de la révolution russe, de 1916 à 1927, s'interroge sur la civilisation paysanne et la révolution soviétique dans les campagnes. La préface de Basile Kerblay, le grand spécialiste de l'isba, et la postface de Jean Malaurie, "Ivan Stoliaroff notre contemporain, rappellent qu'il ne saurait y avoir de révolution russe qu'en accord avec le peuple des steppes, martyrisé par Staline et Brejnev. La non-participation du paysan russe à la Perestroïka peut être d'immense conséquence pour l'avenir de ce sous-continent et le nôtre."

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