L'occident joue et perd

L'occident joue et perd

Auteur : Bernard George

Date de publication : 1968-01-01T00:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 316

Résumé du livre

Adolf Hitler demanda un jour Ă  Hermann Neubacher si, selon lui, la Croatie faisait partie des Balkans. Et le chargĂ© de mission spĂ©ciale dans le Sud-Est europĂ©en s’étonnait de la perte du sentiment du « territoire » chez cet homme d’origine autrichienne. En effet, le concept des Balkans n’est pas seulement gĂ©ographique, mais politique et culturel aussi : appartiennent aux Balkans les rĂ©gions qui ont Ă©chappĂ© Ă  l’empreinte de la civilisation latino-catholico-habsbourgeoise. La Serbie fut byzantine avec l’Empire d’Orient, la Croatie non. La Serbie subit le joug turc, la Croatie non. La Croatie faisait partie de l’Empire austro-hongrois et la Serbie non. Une frontiĂšre essentielle Ă  l’intĂ©rieur de l’Europe est situĂ©e lĂ . Zagreb, capitale de la Croatie, s’appelait Agram dans la monarchie bicĂ©phale. Lubliana, capitale de la SlovĂ©nie, s’appelait Laibach. C’est lĂ  un bon exemple de rĂ©alitĂ© gĂ©opolitique. Rendue indĂ©pendante en 1941, la Croatie se rangea immĂ©diatement aux cĂŽtĂ©s des Allemands. Et la Yougoslavie revint Ă  sa vocation balkanique ancestrale, terre des guerres civiles et des pires cruautĂ©s qu’elles savent engendrer. Serbes contre Croates, catholiques contre orthodoxes, monarchistes de MihaĂŻlovitch contre communistes de Tito, Allemands contre Partisans, influences allemandes contre ambitions italiennes, manƓuvres anglaises contre ambitions soviĂ©tiques... Une grande part du destin de l’Europe se joua lĂ  lorsque les AlliĂ©s occidentaux renoncĂšrent Ă  dĂ©barquer, abandonnĂšrent les amis du roi Pierre et se ralliĂšrent Ă  Tito. AprĂšs la guerre ils devaient logiquement renoncer Ă  rĂ©tablir la dĂ©mocratie au nom de laquelle ils avalent fait la guerre. Ils laissĂšrent en outre les Serbes massacrer les Croates coupables d’avoir voulu leur indĂ©pendance et les nouveaux maĂźtres communistes de la Yougoslavie se venger cruellement sur la personne des prisonniers allemands qui n’avaient eu le temps de faire retraite jusqu’à la frontiĂšre du Reich. C’est ce sombre chapitre de la guerre mondiale qui, comme l’a dit Churchill, fait partie de « la somme infinie de la misĂšre humaine » que nous conte Bernard George.

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