La fin du monde est un concept sans avenir

La fin du monde est un concept sans avenir

Auteur : Paul Virilio

Date de publication : 2023-10-13T00:00:00+02:00

Éditeur : Seuil

Nombre de pages : 1248

Résumé du livre

Pour la premiĂšre fois, la publication in extenso de 22 essais de Paul Virilio permet de parcourir quatre dĂ©cennies (1976-2010) et dĂ©crit un arc thĂ©orique partant du regard d’un enfant marquĂ© par le bombardement de Nantes en 1943 pour aller jusqu’à celui du philosophe qui dĂ©finira l’esthĂ©tique de la disparition. Le monde dans le viseur est en perpĂ©tuelle accĂ©lĂ©ration, surpris par l’accident, habitĂ© par la guerre, frappĂ© par les bombes climatique et informatique, incarcĂ©rĂ© dans le communisme des affects, obsĂ©dĂ© par la conquĂȘte du temps rĂ©el et l’effacement de la distance. La premiĂšre partie de ce volume est une vĂ©ritable porte d’entrĂ©e Ă  l’Ɠuvre de Paul Virilio. Sa fille, Sophie Virilio, signe un tĂ©moignage intime. Jean Richer, auteur de l’édition critique, prĂ©sente les grands traits de sa pensĂ©e. Eyal Weizman, auteur de la prĂ©face, en dĂ©montre la portĂ©e. La reproduction inĂ©dite des carnets que Paul Virilio a tenus de 1957 Ă  2005 dessine la naissance et l’évolution de sa mĂ©thode, met en lumiĂšre un rĂ©cit original et offre le titre de cette Ɠuvre : La fin du monde est un concept sans avenir. Tel est l’espoir. Urbaniste et philosophe (1932-2018), Paul Virilio dĂ©clare que ses deux universitĂ©s ont Ă©tĂ© la guerre et l’art. Tout d’abord peintre puis maĂźtre verrier, il suit en auditeur libre les cours de Vladimir JankĂ©lĂ©vitch, de Louis de Broglie et de Maurice Merleau-Ponty. Il consacre dix ans au projet Bunker ArchĂ©ologie, qui fera l’objet d’une exposition sous l’égide du CCI Beaubourg en 1975. En 1963, il fonde le groupe Architecture Principe et la revue Ă©ponyme. En 1968, il devient professeur Ă  l’École spĂ©ciale d’architecture de Paris et y enseigne pendant vingtneuf ans. En 1972, il crĂ©e avec le sociologue Jean Duvignaud la revue Cause Commune et collabore entre autres aux revues Esprit, Traverses et L’Autre Journal. Il publie son premier essai, L’InsĂ©curitĂ© du territoire, en 1976. En 1990, il devient directeur de programme au CollĂšge international de philosophie sous la direction de Jacques Derrida. Sa collaboration avec la Fondation Cartier, initiĂ©e par l’exposition La Vitesse (1991), se poursuit jusqu’à la fin de sa vie, avec Ce qui arrive (2003), Terre Natale, Ailleurs commence ici (2008-2009). PĂšre de la dromologie, Paul Virilio est traduit dans 35 pays.

Sophie Virilio, romanciĂšre et photographe sous pseudonymes, est la fille et unique ayant-droit de Paul Virilio. Elle Ɠuvre Ă  la diffusion de la pensĂ©e de son pĂšre Ă  travers la revue annuelle Dromologie et des rencontres, expositions et Ă©vĂšnements auxquels elle collabore et apporte le soutien de son fonds privĂ©.

Jean Richer est architecte-gĂ©ographe. Il milite pour la prise en compte du temps dans les processus de transformation des villes. Actif dans le soin apportĂ© au dĂ©jĂ -lĂ  du patrimoine et dans la recherche urbaine, il entend faire de l’écologie grise une pratique transformatrice pour aborder les grands changements du monde.

Édition critique de Jean Richer

PrĂ©face d’Eyal Weizman

Avec un texte inédit de Sophie Virilio

En couverture :

Dunkerque et dessus, Virilio 5-7 juin 1969 © Michel Pamart, photo Fonds S. Virilio

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