Soldat de fortune
Auteur : Vincent Monteil
Date de publication : 1966-01-01T00:00:00+01:00
Ăditeur : FeniXX
Nombre de pages : 396
Résumé du livre
Vincent Monteil, nĂ© en 1913, est un ancien officier de carriĂšre, saint-cyrien, quâune existence mouvementĂ©e a conduit du Maroc Ă lâIran et dâExtrĂȘme-Orient en Afrique noire. SpĂ©cialiste des questions musulmanes, il est aujourdâhui professeur Ă lâUniversitĂ© de Dakar et directeur de lâInstitut fondamental dâAfrique noire. RĂ©sistant de la premiĂšre heure et combattant des deux guerres â celle de la libĂ©ration de la patrie et celle de lâĂ©mancipation des peuples dâOutre-Mer â il veut dĂ©crire ici lâitinĂ©raire qui a menĂ© le centurion Ă devenir un militant de la dĂ©colonisation. Alors que tant dâautres parlent de cĆurs brisĂ©s ou de drames de conscience, il souhaite apporter ici son tĂ©moignage sur une Ă©volution qui lui parait lĂ©gitime et naturelle. Il a choisi de donner, dans ce livre, le fruit de lâexpĂ©rience de sept Ă©tapes de sa vie, qui lui semblent dĂ©cisives et significatives : sa participation Ă la trĂȘve de Palestine, en 1948, lui a fait prendre conscience dâun problĂšme particuliĂšrement grave et trop souvent obscurci par une habile propagande ; plus de deux ans de sĂ©jour Ă TĂ©hĂ©ran (1950-1952), comme attachĂ© militaire, ont dĂ©veloppĂ© en lui une passion pour lâIran et la Haute-Asie, terre mystique et sceptique tout ensemble ; son passage au corps expĂ©ditionnaire de CorĂ©e et dâIndochine (1953-1954) lâa rendu amoureux de lâune et de lâautre contrĂ©e, de leurs cultures, de leurs peuples ; chef de cabinet militaire de Jacques Soustelle, Ă Alger, en 1955, il a Ă©tĂ© mĂȘlĂ© de prĂšs aux dĂ©buts de la tragĂ©die algĂ©rienne ; au Rocher Noir, en 1962, il a luttĂ© contre lâO.A.S. et prĂ©parĂ© lâindĂ©pendance de lâAlgĂ©rie comme conseiller technique de M. Fouchet, haut commissaire de la RĂ©publique française. En 1964, il est parti pour lâAmĂ©rique, Ă la dĂ©couverte des Indiens, Ă la poursuite du bonheur ; depuis 1959, il parcourt lâAfrique noire et sâintĂ©resse, avec ardeur, Ă ses paysages, Ă ses problĂšmes, Ă ses hommes, dont beaucoup sont, pour lui, trĂšs proches. Vincent Monteil est de ceux qui croient que le racisme est aussi stupide quâodieux. Il veut continuer Ă se battre pour que la France, selon le vĆu du gĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă Constantine, en 1943, soit partout « lâĂvangile de la fraternitĂ© des races et de lâĂ©galitĂ© des chances », pour quâelle prĂ©sente au monde un visage de lumiĂšre et de libertĂ©.