Signes de reconnaissance

Signes de reconnaissance

Auteur : Daniel Lander

Date de publication : 1976-01-01T23:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 54

Résumé du livre

Contre l’époque « oĂč perdre pied », contre le sentiment aussi d’une dĂ©chĂ©ance chaque seconde plus accusĂ©e — travail du « temps qui nous moisit jusqu’aux os » — se constitue modeste et prĂ©cieuse, dĂ©chirante et apaisĂ©e, l’éthique du « philosophe de campagne ». Éthique contradictoire, on l’imagine (mais justement Ă  l’origine de cette dĂ©marche poĂ©tique) qui combine deux tentations irrĂ©conciliables, peut-ĂȘtre. Celle, d’abord, de devancer la cruautĂ© du temps en l’affirmant dans l’écriture, de dĂ©samorcer la tragĂ©die par un constat tragique et dĂ©sabusĂ© : Dupes de tant d’heures sonnĂ©es C’est — lorsque la mort vous efface — Comme si vous n’étiez pas nĂ©s. L’autre tentation est de nier. Cette nĂ©gation n’est pas seulement panique devant l’évidence commune ; elle donne son impulsion Ă  une recherche indĂ©niablement orientĂ©e vers la transcendance : mirage de l’ailleurs : Je cherche un cri jamais criĂ© de la nuit d’aucun encrier. Ce point rageusement recherchĂ©, Ă  travers la « dĂ©traque », ce point capable d’arrĂȘter le temps, Daniel Lander y accĂšde et ce sont des images qui surgissent arrachĂ©es, dirait-on, au lent vertige de destruction : L’express incandescent attise Les braises de la nuit sans brise. Belle entreprise, mĂȘme si vouĂ©e Ă  l’échec (il reste Ă  l’auteur de lui donner un sens) parce qu’elle constitue un Ă©difice Ă©quilibrĂ© mesure et dĂ©mesure se conjuguent pour donner forme Ă  des poĂšmes d’une Ă©vidente qualitĂ© plastique.

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