Le serpent jaune
Auteur : Edgar Wallace
Date de publication : 2020-08-19
Ăditeur : La GibeciĂšre Ă Mots
Nombre de pages : 309
Résumé du livre
Edgar Wallace (1875-1932)
"Il nâexistait pas Ă Siangtan de maison identique Ă celle de Joe Bray. Ă cet Ă©gard, Joe Ă©tait mĂȘme unique en Chine, oĂč tant dâoriginaux en dĂ©rive ont abordĂ© depuis lâĂ©poque de Marco Polo.
La maison était de pierre et elle avait été conçue par un certain Pinto Huello, ivrogne, Portugais et architecte, qui avait quitté le Portugal dans des circonstances dégradantes et échoué, via Canton et Wuchan, dans cette ville immense et débraillée.
Lâopinion admise Ă©tait que Pinto avait dessinĂ© ses plans aprĂšs une nuit de dĂ©lire dans un paradis de fumĂ©e et les avait corrigĂ©s dans une crise de remords. La transformation sâĂ©tait opĂ©rĂ©e quand lâĂ©difice Ă©tait Ă moitiĂ© construit, si bien que la partie Nord, pareille Ă la Tour de porcelaine, reprĂ©sentait Pinto dans ses transports, et tout ce qui rappelait une pente au bord de lâeau marquait assez bien la pĂ©riode de rĂ©action de lâexcentrique Portugais.
Joe Ă©tait grand et pourvu de multiples mentons, un colosse Ă©pris de la Chine, du gin et des longs rĂȘves quâil faisait Ă©veillĂ©. Il rĂȘvait de choses merveilleuses et la plupart du temps irrĂ©alisables. CâĂ©tait sa joie et ses dĂ©lices de sentir que, de ce coin perdu du monde, il pouvait agir sur des leviers et aiguiller la destinĂ©e humaine vers de profonds changements.
Tel un Haroun-al-Raschid en Ă©tat de somnambulisme, il se promenait, dĂ©guisĂ©, parmi les pauvres, prĂȘt Ă rĂ©pandre de lâor sur ceux qui le mĂ©ritaient. Seulement il ne dĂ©couvrait jamais lâespĂšce de pauvres quâil cherchait."
Que ne ferait-on pas, quand on est escroc sans morale et qu'on a besoin d'argent, pour entrer en possession d'un héritage promis par un vague cousin milliardaire et original vivant en Chine ?