Résumé du livre

LES ÉCRIVAINS COLLABOS

Il fut un temps oĂč rĂ©gnait dans les salons parisiens une forme de « bon chic collabo ». C’est en ces termes que JĂ©rĂŽme Garcin qualifie cette mode flatteuse et transgressive des annĂ©es quatre-vingt pour le souffre des belles-lettres : Paul Morand entre dans la PlĂ©iade, Mitterrand cite Chardonne, Brasillach est sujet d’éloges. Aujourd’hui, seul CĂ©line, odieux gĂ©nie, reste lu, jouĂ© au théùtre et chacune de ses lettres ou autographes affolent les enchĂšres.
Avec une diffĂ©rence de degrĂ©s mais point de nature, des Ă©lites littĂ©raires françaises ont cĂ©dĂ© Ă  la compromission, Ă  la collaboration. Nul ne les y a contraints si ce n’est une vanitĂ© dĂ©moniaque, rĂ©sumĂ©e ainsi par Jean GuĂ©henno : « Je signe donc je suis », et pour certains d’authentiques convictions. Le plus dĂ©shonorant Ă©pisode demeure le train de la honte d’octobre 1941 qui, Ă  l’invitation de Goebbels, emmena sept Ă©crivains français faire un voyage littĂ©raire, en Ă©change d’une adhĂ©sion Ă  la politique de collaboration. Moins connu, un voyage de plasticiens, un autre de musiciens et encore un autre de comĂ©diens complĂ©tĂšrent cette offensive de charme nazie. Sartre et Duras n’en furent pas, mais leurs parcours est semĂ© d’ambiguĂŻtĂ©s et d’ambivalences.
Lisez Ă©galement notre dossier sur les États-Unis et l’ouragan qu’ils font souffler sur le monde depuis l’élection de Donald Trump. Malmener ses voisins, rĂ©pudier ses alliĂ©s, chahuter l’ordre international, saper l’État de droit et faire divorcer l’AmĂ©rique de son passĂ© : le butor Trump mĂšne une politique de la table rase, comme nous le dĂ©montre Ran Halevi. À ses cĂŽtĂ©s, J. D. Vance dĂ©fraie Ă©galement la chronique avec ses coups d’éclat. « PĂ©quenaud, nĂ© dans une famille de fous » sans le sous, il s’est arrachĂ© Ă  son milieu et symbolise l’ancrage populaire du vote trumpiste. Dans la galaxie, se trouve aussi Peter Thiel, oligarque de la tech aux penchants mystiques, qui aspire ni plus ni moins Ă  sauver le mondes des griffes de l’AntĂ©christ ! Philosophe, Luc Ferry assure pourtant que notre Ă©poque va infiniment mieux que celle des annĂ©es trente ou soixante, mĂȘme si l’obsession de l’Homo democraticus pour son nombril n’est pas sans risques.
Ne manquez pas non plus, le regard que Jean-Jacques Annaud porte sur son immense carriùre. La Guerre du feu, L’Amant, L’Ours, Sept ans au Tibet.... Ses films cumulent des millions de spectateurs. Sa martingale : la passion, l’amour. Bonne lecture !

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