La Sagesse du Philosophe
Auteur : Jean-Philippe Pastor
Date de publication : 2017-01-12
Ăditeur : Jean-Philippe Pastor
Nombre de pages : 262
Résumé du livre
Tout au long du ProĂšme philosophique le plus gĂ©nĂ©ral dâAristote, le temps de lecture apparaĂźt ici sous lâĂ©clairage des diffĂ©rentes parties de lâĆuvre du Grand Penseur. De la « fragmentation » des textes aristotĂ©liciens comme il est dit, la coupure textuelle de « La Sagesse du Philosophe », livre parallĂšle au prĂ©cĂ©dent â « Aristote aujourdâhui » 1987/2016 â suit assurĂ©ment cette fragmentation.
En rĂ©alitĂ©, avec ces Critiques aristotĂ©liciennes â 2006/2016 ici prĂ©sentes, nous sommes dĂ©jĂ dans le mouvement morcelĂ© dâune pensĂ©e pleinement opĂ©rante. La question du changement est inĂ©vitablement reprise, de nouveau travaillĂ©e. LâĆuvre du Philosophe « le Stagirite » est en effet surtout connue pour son unitĂ© « agissante ». Il est avant tout question de lâĂtre en tant quâĂtre : mais il nous faut aussi du temps et du mouvement pour le comprendre. Mise Ă part la pensĂ©e des prĂ©socratiques, personnages Ă©nigmatiques pour certains, Aristote est le seul dont on ait Ă©galement perdu lâintĂ©grale des Ćuvres publiĂ©es ; le Corpus aristotelicum est pour lâessentiel lâĆuvre de ThĂ©ophraste, premier successeur discutĂ© dâAristote. Et les Grecs de façon gĂ©nĂ©rale Ă son Ă©poque cherchent le Repos comme rang suprĂȘme de leur Ă©criture. Pas le Changement. Dans la prĂ©sentation du livre philosophique que je lui ai consacrĂ© (le « Aristote aujourdâhui » prĂ©cĂ©dent et rapprochĂ©), cette unitĂ© « relative » du mouvement de lâĂȘtre et des choses se rĂ©vĂšle enfin ; mais aussi dans sa maniĂšre la plus simple de la vivre, dâĂȘtre construite de telle façon quâil est difficile de la retrouver si ouvertement traitĂ©e chez les autres ! Ici nous sommes sur le dĂ©placement progressif et nĂ©cessaire dâune idĂ©e, dâun entendement en perpĂ©tuel pĂ©riple du fameux Philosophe grec Ă propos de son principe indispensable de kinĂšsis / metabolĂš (mouvement / transformation). Il est en somme question des « MĂ©tamorphoses de la GrĂšce ancienne ». Celles qui mĂšnent soudainement aprĂšs le Stagirite Ă la pĂ©riode hellĂ©nistique... Je veux Ă©voquer concrĂštement Aristote sans cesse en dĂ©placement dans sa vie ; en partage inconditionnĂ© dans ses journĂ©es les plus longues, en perpĂ©tuelle transformation et mĂ©tamorphose Ă propos de ses rĂ©flexions les plus fermes â au contraire de Platon son MaĂźtre qui toute sa vie durant, rejeta irrĂ©mĂ©diablement tout changement, a voulu rester intensĂ©ment AthĂ©nien â mĂȘme en se rendant malheureusement jusquâen Sicile, un grand voyage au moment de la mise en Ćuvre de ses convictions politiques les plus assurĂ©es.