Argus du cannibalisme

Argus du cannibalisme

Auteur : David Christoffel

Date de publication : 2011-05-20

Éditeur : publie.net

Nombre de pages : 101

Résumé du livre

[Note : deux versions du livre sont publiées. L'une, interopérable (c'est-à-dire, lisible sur tous supports), nécessite que vous téléchargiez les morceaux audio disponibles, et l'autre, non-interopérable (lisible sur les supports de lecture pouvant supporter l'audio), contenant les morceaux audio.]

Dans la dĂ©marche de David Christoffel, l’écriture et la voix sont indissociables : l’écriture garde d’ailleurs les signes de la partition. Elle ne s’éloigne pas du contemporain, de ce qui nous entoure au plus prĂšs. C’est la partition, les ruptures de l’intonation, les ellipse de la syntaxe qui vont happer les diffĂ©rents registres de la parole, celle que nous employons tous les jours, celle que nous hissons devant nous au moment d’écrire. Les nappes alors se superposent, s’entrechoquent, la rhĂ©torique se disloque et c’est cette relation de toujours des mots aux choses, de l’écriture au monde, qui surgit devant nous, avec cette attention digne des lettristes, souvent une vraie joie dĂ©clamatoire, et la convocation de tous les anciens rites de dĂ©clamation – voir le RĂ©cital pour Hyppolite Rougon ou les PoĂšmes pour mĂ©gaphone.

François Bon

Notes versifiées sur "Argus du cannibalisme", par François Rannou

Ce livre est Ă  entendre. Texte-partition-voix.

Ça s’adresse au lecteur.

Pour une remise en jeu des lectures et idéologies.

Audioguides

Au dĂ©part c’est un discours qui

s’adresse à nous comme un

avertissement

Mais on ne sait pas vraiment de

quoi on va nous parler quel est

le sujet

En mĂȘme temps c’est un audioguide donc : lĂ 

pour nous guider, nous apprendre,

nous montre quelque chose, nous explique quelque chose mais

sans qu’on sache quoi

Et puis il y est question d’absence (absent Ă  soi-mĂȘme pendant la lecture

c’est-Ă -dire prĂ©sent)

par exemple on parle de peinture de jaune d’Ɠuf de

commanditaire donc on

pense Ă 

Histoire de l’art histoire de la peinture visite

de musée : audioguide

le vers qui

coupe nous fait voir des

images absentes

quel statut les images, quel statut nos paroles ?

Ainsi : phrases raisonnement justifications explications

artistiques qui ne

finissent pas qui sont

tronquées

comme des annotations multiples dans le désordre

comme des voix de guides qui se multiplient et se

coupent désordre

apparent : le langage qui tourne Ă  vide

Effectivement DC parle du coin, des coins, parle en coin, tape

en corner et children’s corner

car opposé au milieu et au discours du

milieu : se situer en marge

PoÚmes pour mégaphones

Surprenant : poésie :

voix intimiste

et

en mĂȘme temps :

poÚte avec son mégaphone : en lien avec le réel social on pense

Ă  Sartre sur son tonneau (DiogĂšne dedans)

avec le mégaphone

Parler fort

« Le droit de se faire entendre »

(1 temps par majuscule et d’autant

plus mal articulé que trÚs bien rythmé)

voix = majuscule=temps=

temps fort=rythme !

travail par association d’idĂ©es

et

écoute

de voix bribes frag ments

sorte d’art poĂ©tique pas sĂ©rieux et en

contrepoint en

ombre portée provocateur

absurde : « que ça n’ait aucun rapport »

François Rannou

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