On verra bien

On verra bien

Auteur : Georges Louis Godeau

Date de publication : 1995-01-01T23:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 120

Résumé du livre

Vous ne l’attendiez peut-ĂȘtre pas : le Godeau nouveau est arrivĂ© ! Ouvrez « On verra bien, vous verrez ! ». Vous m’en direz des nouvelles. De ses derniĂšres bonnes nouvelles, certes gagnĂ©es sur la nuit, et qui tiennent en quelques traits sur une moitiĂ© de carte postale. Oui, vous verrez du pays dans ses petits voyages dĂ©sorganisĂ©s depuis l’Amazonie de poche de son marais poitevin, mais pas comme un mĂ©chant touriste en NorvĂšge. Vous verrez le seul pays qui vaille, en fait, celui des visages. Oui, vous verrez bien encore quelques ĂȘtres humains : vous y rencontrerez des hommes illustres, non pas les grands de ce monde, mais ceux que l’on dit obscurs, ceux du peuple ordinaire et qui portent, loin de toute littĂ©rature, une lumiĂšre au fond de l’Ɠil : vous verrez, vous aimerez le visage d’Ulysse, ce routier entraperçu sur l’autoroute, moderne errant chĂ©rubinique... Celui de PĂ©nĂ©lope, vieille femme veuve qui attend, entre les somnifĂšres et son quotidien, la bonne nouvelle... Certains mĂȘme vous en feront voir de toutes les couleurs : un vrai roman, celui de l’Écossaise tombĂ©e d’un arc-en-ciel, Ă  vous donner la chair de poule, la poĂ©sie Ă©tant finalement une affaire de peau : ĂȘtre bien hors de sa peau ! Comme l’ami de toujours, Georges Mounin qui donnait des framboises Ă  ses petits voisins (ah ! l’esprit d’enfance...) au travers du grillage : c’est sans doute cela la poĂ©sie, ce simple geste d’une main tendue, sans miĂšvrerie, dans la solitude du monde. D’oĂč ces improbables syncopes, ces nombreux breaks dans les poĂšmes de Godeau, ce « fais voir » qui se pointe de temps Ă  autre, quand on l’attend le moins. En vĂ©ritĂ©, tout un art du lancer et de la chute : au bout du son, au bout de la ligne plombĂ©e (Ă  rompre) par la gravitĂ© de la vie, happĂ©e par le petit hameçon de la dĂ©rision, l’illumination comme un poisson d’avril. Oui, c’est comme ça, la pĂȘche miraculeuse. Les poĂšmes sont lĂ  Ă  courir dans les rues, dans les fossĂ©s, en libertĂ©. Suffit de se pencher pour attraper la lune. Lisez, vous verrez bien, aprĂšs tout ! Yves Leclair

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