Contre la bienveillance
Auteur : Yves Michaud
Date de publication : 2016-03-23
Ăditeur : Stock
Nombre de pages : 192
Résumé du livre
La montĂ©e du fondamentalisme religieux, tout spĂ©cialement, mais pas seulement, islamique ; la montĂ©e des populismes, de droite comme de gauche, accompagnĂ©e dâun discrĂ©dit grandissant de la classe politique et du rejet de la construction europĂ©enne, fait que nous avons affaire Ă une situation entiĂšrement nouvelle, qui rend caducs les schĂ©mas anciens, Ă savoir :
â lâidĂ©e que la dĂ©mocratie est hautement dĂ©sirable pour tous, et quâelle peut indĂ©finiment tolĂ©rer toutes les diffĂ©rences qui veulent sây exprimer ;
â lâidĂ©e que les populismes sont des programmes infĂąmes qui ne mĂ©ritent pas une seconde de discussion et que leurs adeptes doivent ĂȘtre traitĂ©s par le mĂ©pris ;
â lâidĂ©e quâen politique internationale, il faut ĂȘtre bienveillant et aider les dĂ©shĂ©ritĂ©s.
Oui ! Il y a des croyances insupportables et intolĂ©rables. Non ! Le populisme nâest pas une illusion qui se dissipera dâelle-mĂȘme. Non ! La politique internationale nâobĂ©it pas aux chartes du droit international.
Enfin, il faut sâattaquer Ă la tyrannie des bons sentiments, Ă la politique de lâĂ©motion et de la compassion, Ă la tyrannie de la bienveillance. Non que la bienveillance soit un sentiment indigne, bien entendu, mais il faut cesser de croire quâon peut bĂątir sur elle une communautĂ© politique.
Ce livre rappelle que lâappartenance Ă une communautĂ© politique se construit sur le renoncement rĂ©flĂ©chi Ă certaines particularitĂ©s pour asseoir la souverainetĂ© collective, que les droits ne sont pas des dus mais le corrĂ©lat de devoirs assumĂ©s, que la Res publica, le bien commun, prĂ©supposent ces renoncements qui ne peuvent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme « allant dâeux-mĂȘmes ».