Islam et pratiques

Islam et pratiques

Auteur : Muhammad Hamidullah

Date de publication : Non disponible

Éditeur : Al Bayyinah

Nombre de pages : 424

Résumé du livre

1. Dans la nature, tout est en Ă©volution constante. C’est vrai des crĂ©atures comme de la religion des crĂ©atures.

2. Le grand philosophe-biologue, Ibn Miskawayh du Ve siĂšcle de l’hĂ©gire (voir son al-Fawz al-asghar) fait l’intĂ©ressante observation suivante :

3. Dieu crĂ©a d’abord la chose inanimĂ©e et la dota du pouvoir d’évoluer. Elle se multiplia et se diversifia, obtenant de plus en plus la perfection, jusqu’à ce qu’elle atteignĂźt la zone des plantes, la plus haute espĂšce des choses inanimĂ©es et la plus basse espĂšce des plantes se confondant. La marque distinctive des choses inanimĂ©es est qu’elles ne peuvent bouger d’elles-mĂȘmes dans aucune direction.

4. La plante continua aussi l’évolution — son espĂšce la plus haute Ă©tant le dattier — jusqu’à ce qu’elle entra dans la zone des animaux. Tout comme pour un animal, si vous coupez la tĂȘte du dattier, l’arbre tout entier sĂšche (meurt), contrairement Ă  ce qui est vrai des branches des arbres de grade infĂ©rieur. Selon l’observation d’al-DĂźnawarĂź, la femelle des dattiers a mĂȘme la capacitĂ© de s’amouracher : elle choisit parfois un palmier mĂąle et dans son penchant vers lui, elle se tourne et s’incline physiquement vers son bien-aimĂ©. Si le jardinier lui procure le pollen d’un autre dattier mĂąle que celui qu’elle aime, elle ne se fructifie pas et devient malade. Et quand le jardinier dĂ©couvre son rĂ©el bien-aimĂ© et transporte le pollen de celui-ci, le dattier femelle devient vigoureux et donne de bons fruits. Les plantes, au contraire des choses inanimĂ©es, se meuvent, dans le sens de grandir, s’élargir et grossir, mais nĂ©anmoins sans capacitĂ© de se dĂ©placer Ă  leur volontĂ© : elles restent attachĂ©es Ă  un endroit fixe.

5. L’animal suit aussi le chemin de l’évolution. Son espĂšce la plus basse reste attachĂ©e Ă  un lieu fixe, toutefois elle possĂšde un certain sens de sorte qu’elle rĂ©agit quand on la touche. Plus haut en grade l’animal, plus grand le nombre de sens qu’il possĂšde, comme la vue, l’ouĂŻe, le goĂ»t, etc., jusqu’à ce qu’il obtienne tous les cinq sens. L’espĂšce la plus Ă©voluĂ©e des animaux est constituĂ©e par les singes qui se confondent avec l’espĂšce la moins Ă©voluĂ©e des ĂȘtres humains. Les animaux se meuvent dĂ©libĂ©rĂ©ment, d’endroit en endroit, et possĂšdent mĂȘme certaines connaissances en sus de l’instinct.

6. L’homme aussi s’avance sur le chemin de l’évolution et, en sus des cinq sens animaux, il a non seulement la facultĂ© du raisonnement, mais aussi des qualitĂ©s nobles, telles que la charitĂ©, le sacrifice, la pitiĂ©, l’aide Ă  qui en a besoin, et ainsi de suite. Les ĂȘtres humains les plus Ă©voluĂ©s — les saints — ressemblent aux ĂȘtres les plus bas de la zone cĂ©leste, et ils voient des choses qui sont invisibles aux hommes ordinaires.

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