La fille

La fille

Auteur : Jeanne Galzy

Date de publication : 1961-01-01T00:00:00+01:00

Éditeur : FeniXX

Nombre de pages : 316

Résumé du livre

Dans une bande de jeunes dĂ©sƓuvrĂ©s, fils des rois de l’industrie marseillaise, qui hantent les bars et les plages de la CĂŽte, MaĂŻtĂ© Servoz reste Ă  l’écart. Elle est prĂ©servĂ©e par l’amour Ă©troit des siens : sa tendresse pour sa mĂšre, immobilisĂ©e Ă  la suite d une polyomyĂ©lite, et son admiration pour son pĂšre, Oreste Servoz, douĂ© de tous les prestiges. Oreste et Maria, comme elle les appelle, constituent sa vie. Un incident jettera en elle le trouble. Pour renseigner sur les mƓurs de la jeunesse actuelle un acadĂ©micien romancier en quĂȘte de sujet scabreux, garçons et filles de « la petite bande » se vantent d’échanges amoureux, d’incursions dans les paradis artificiels, d amours interdites et mĂȘme d’incestes. MaĂŻtĂ© Servoz, pour dĂ©mentir l’accusation faite en son absence, ira voir Lunois qui profite habilement de son dĂ©sarroi. Puis elle fuit avec un de ces princes familiers de la CĂŽte, et reviendra de l’Iran, ne pouvant endurer l’éloignement et espĂ©rant, aprĂšs l’absence, retrouver le bonheur d’autrefois, au temps oĂč, dans l’innocence, tout Ă©tait permis. Mais si Maria l’accueille, Oreste est trop dĂ©chirĂ©. Il a trop souffert, comme d’une trahison, de son dĂ©part. Entre eux tout est faussĂ©, et le drame se joue sans parole dans une irrespirable atmosphĂšre. MaĂŻtĂ© prend en vain un jeune amant, Oreste une jeune maĂźtresse, comme si le rassasiement des corps pouvait Ă©touffer la passion ! Maria, impuissante, ignore tout, peut-ĂȘtre, tandis que pĂšre et fille s’avouent leurs liaisons, par dĂ©fi. A Paris, MaĂŻtĂ© retrouve Lunois qui est de la gĂ©nĂ©ration de son pĂšre. Elle cherche en lui le reflet d’Oreste et ce qu’Oreste peut donner Ă  une fille qui pourrait ĂȘtre sa fille. Mais que retirera-t-elle de cette substitution ? Quel secours lui est mĂȘme son jeune amant Yvan ? L’inconcevable passion dure, qu’exprime Ă  peine un regard, mais qui ose tout dans la pĂ©nombre des songes. Un soir, la vĂ©ritĂ© Ă©clate. MaĂŻtĂ© rentre avec Lunois qu’elle veut quitter. Mais Oreste les voit. Il n’a pas d’arme pour tuer, sa main frappe. MaĂŻtĂ© sent saigner sa joue tandis qu’elle s’enfuit dans la nuit. Il se jette sous un camion. Y a-t-il eu accident ou suicide ? Quel mystĂšre cache cette mort ? Quelle rĂ©ponse dĂ©sespĂ©rĂ©e ? Les deux femmes ne vivent plus que de l’évocation d’Oreste oĂč MaĂŻtĂ© essaie de trouver l’amant ignorĂ©. Mais pourront-elles le pleurer toujours ensemble ? Ne suffira-t-il pas d’un regard pour les transformer en rivales si Maria a tout compris ? Ce roman, pour lequel Jeanne Galzy a Ă©lu dĂ©libĂ©rĂ©ment la technique la plus Ă©prouvĂ©e, ne s’est embarrassĂ© d’aucun freudisme. Il est direct, actuel, haletant. Il dit tout en suggĂ©rant tout, mĂȘme le pire. Il pĂ©nĂštre dans un domaine inexplorĂ© et qui pourtant existe. Quel amour n’est-il pas charnel ?

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